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RockBeef
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2 mai 2016

Jours 3 et 4: Westminster, Imperial War Museum, London Eye et mal aux pieds

IMG_7082La matinée a commencé par une bonne nouvelle puisque le chauffeur m'a annoncé qu'il avait pris les coordonnées exactes de la fresque de feu maître Bowie et qu'il était prêt à se garer en double file pour me laisser l'occasion de prendre quelques photos rapidement. J'en profite pour faire ma fangirl devant des élèves, hilares pour les uns, blasés pour les autres.

Le programme de la journée est simple, visite du centre de Londres et de l'Impérial war museum, le tout à pieds pour gagner du temps sur les bouchons londoniens.

IMG_7090 Un autre avantage des voyages scolaires, c'est qu'ils donnent enfin l'occasion de visiter tous les monuments qu'on est trop fauché pour se payer quand on a 20 ans... Après St Paul, je mets donc les pieds pour la première fois de ma vie à Westminster. Les photos sont interdites, donc inutile de faire de grandes descriptions sans pouvoir les illustrer. On retiendra que l'abbaye présente un plafond semblable à celle de Bath et qu'elle a l'avantage d'abriter une palanquée de macchabées célèbres, comme Queen Liz I, Mary Tudor (ton moulin, ton moulin va trop viiiiteuh), Mary Queen of Scots, Richard II, and so on and so forth... Mes préférés étant quand même Kipling, Byron, Henry James, Dickens et consorts... Ils ont trop de la chance ces monarques d'être enterrés au milieu des stars!

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Vient ensuite l'inévitable pique nique dans le parc suivi de l'Impérial war museum. Encore une très bonne surprise en ce qui me concerne. Il a été refait à neuf en 2014 et réussit à rendre intéressant un sujet qui me laisse relativement froide d'habitude.

IMG_7109  Fidèle aux musées britanniques, tout y est très pédagogique et interactif. Les grandes étapes de la guerre 14-18 y sont expliquées à grand renfort de projections vidéos, de jeux, de mises en situation... C'est dans ces moments-là que je me dis que le ministère de l'éducation nationale pourrait apprendre beaucoup en s'intéressant au système anglais... (comment ça "dans mes rêves"?)

IMG_7111Le musée est organisé autour de l'Atrium, la pièce principale au plafond duquel sont suspendus divers modèles d'avions grandeur nature.

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On retrouve un thème par étage. En ce qui me concerne, je me contenterai de celui sur les machines et du rez de chaussée sur la guerre 14-18, les derniers étages étant réservés au thème de l'Holocauste (et c'est pas la peine que j'essaye, j'y arrive pas).

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Je finirai donc à la boutique ou un papa et son petit bout de 3 ans manipulaient une boite à biscuits... Le bambin avait décidé de planquer un magnet en forme de chat dans la boîte et revenait en remettre un régulièrement quand il "disparaissait" mystérieusement (comprendre quand le père profitait qu'il soit occupé à autre chose pour remettre le magnet a sa place).
J'ai donc tenté un "did you name him Shroedinger?" qui est tombé lamentablement à plat... Moi je trouvais ça drôle...

La boutique fait très vintage, et si j'avais eu des sous, j'aurais probablement acheté plein de trucs inutiles... mais je me contenterai finalement des photos... 

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IMG_7078Vient ensuite l'attraction phare de la journée: London Eye, la grande roue qui trône sur les bords de la Tamise. Dans mes souvenirs, la vue était exceptionnelle mais je dois avouer qu'après avoir vu la ville du haut de St Paul, la comparaison n'est pas vraiment tenable.

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IMG_7154Les vitres sont d'ailleurs plutôt sales et notre capsule est légèrement bondée.

Gros big up quand même au personnel de la roue qui est a-do-rable et même pas blasé par les milliers de touristes qui passent sous leur nez tous les jours. (et oui, je suis tout à fait objective... non mais...)

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Le gros avantage de l'attraction restera quand même que nous avons finalement eu suffisamment d'avance à la sortie pour pousser jusqu'à Covent Garden avec son lot de tabliers improbables, ses stands de souvenirs arrangés pour appâter le touriste et ses spectacles de rue devant les arcades du marché couvert.

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Ce changement de programme nous libèrera du coup la matinée du lendemain pour une séance shopping sur Oxford Street (les élèves étant en mode "Primaaaark" et moi plutôt en mode "HMV!!!").

((et oui, je VIENS de percuter que ça veut dire His Master's Voice... histoire que ça ait pas été écrit assez grand...))

   IMG_7193 Oxford street étant à côté de Hyde Park, j'arriverai d'ailleurs à apaiser légèrement ma frustration de photos du premier jour en prenant les clichés attendus de Marble Arch, du Speaker's corner et des transats gonflés par le vent.

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On me demandera également de prendre en photo le MI6, bâtiment des services secrets britanniques, que je n'ai jamais vu de ma vie n'ayant jamais visionné aucun James Bond. Comme les passagers du bus se sont lancés dans un grand débat sur le meilleur film à grand renfort de spoilers (ou divulgâchis), je n'ai d'ailleurs plus vraiment de raison de rattraper mon inculture... 

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Finalement, je repars de Londres réconciliée avec les grandes villes et en ayant hâte d'y retourner pour découvrir les endroits que j'ai ratés en 10 ans...

    

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30 juillet 2016

Les Icebergs se cachent pour mourir

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Quand toutes les auberges du sud sont bookees et qu'on doit dormir dans la voiture, autant choisir un endroit inoubliable...
La matinée a été passée sur les dernières routes des fjords de l'est et leur eau couleur canard, puis la route s'est étirée entre montagnes et mer jusqu'à ce que le Vatnajökull, cet immense glacier du sud est de l'Islande, se profile à l'horizon entre deux reliefs.

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Nous avons retrouvés les italiens croisés dans l'auberge de la veille sur les rives du jókulsárlon, le plus grand lac glaciaire d'Islande, constellé d'icebergs qui se déplacent paresseusement au gré de la marée.

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IMG_8927Il était 15h. Le soleil était franchement de la partie... Et jusqu'à maintenant, nous n'avions pas eu l'occasion de profiter du midnight sun de façon satisfaisante.Notre endroit pour bivouaquer était dès lors tout trouvé.

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IMG_8979Nous avons donc eu le privilège de vivre au rythme du lac pendant quelques heures et de pouvoir apprécier la lumière changeante et le calme qui s'installe au fur et à mesure que les touristes quittent le site.

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La soirée s'est finie dans une apothéose de soleil couchant pendant que les icebergs se disloquaient dans un bruit de tonnerre avant de se retourner lourdement dans le lac...

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Petit déroulé du spectacle:

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Pour la webcam, c'est ici: 

Webcam de Jökulsárlón - Suivez les webcams d'Islande en direct avec Mila

Webcam de Jökulsárlón, le lac glaciaire situé du Sud-Est de l'Islande qui provient de la fonte de Vatnajökull, le plus grand glacier d'Europe.

http://www.livefromiceland.is

 

25 octobre 2023

Les méandres de Yanagawa

20231025_182606Petit réveil en douceur sur le futon. Le décalage horaire commence à s'estomper. Comme tous les matins, je replie le lit, je débranche les 12 appareils qui ont chargé pendant la nuit et je refais le sac pour la journée. 

Vu que chaque centimètre de rambarde des studios alentours est recouvert de vêtements en train de sécher au soleil, et que la météo va tourner autour de 25 degrés, j'en profite pour laver et faire sécher l'unique jean que j'ai emporté (alors que je sens que les pulls ne vont pas me servir énormément) et je tente le look pantacourt / chaussures Quechua.

Le studio est tellement petit que pour avoir un semblant d'espace, il faut ranger au fur et à mesure. En espérant que ça me gagne du temps demain quand il faudra refaire les sacs.

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Départ plus matinal aujourd'hui, direction la petite ville de Yanagawa, au sud de Fukuoka. Elle est aussi appelée la Venise de Kyūshū et propose des visites en barque sur les canaux de la ville.

20231025_092813Premier challenge, repérer le bon train et prendre les billets. Heureusement, Catherine a noté tous les itinéraires à grand renfort de préparations avec le routard, et Google Maps nous sert souvent seulement à vérifier les informations. Mon rôle consiste à identifier le personnel de gare et à demander le numéro du quai en cas de correspondance.

Pas de JR possible sur ce trajet. Le deuxième challenge consiste donc à prendre 3 billets aller-retour sur la machine.

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Il y a parfois des options sur la gauche avec des boutons qui représentent le nombre de personnes qui voyagent. Il suffit d'appuyer dessus pour récupérer la commande en autant d'exemplaires que nécessaire. 

Pas de chance pour nous, le billet pour Yanagawa ne dispose pas de cette option (ne me demandez pas pourquoi) et on se retrouve donc à renouveler la commande 3 fois, avec une file de gens qui s'allonge derrière nous. 

Ceci dit

1- on n’était pas en heure de pointe

2- c'est plus simple au Japon qu'à Paris.

On embarque ensuite dans le Limited Express pour 50 minutes de trajet.

Il existe plusieurs types de trains au Japon, qui s’arrêtent à plus ou moins de gares et sont donc plus ou moins rapides pour se rendre à destination.

Le Shinkansen (TGV) est le plus connu et le plus rapide. Les trains locaux (futsū) sont les plus lents et s’arrêtent à chaque gare.

Entre les deux, vous avez souvent l’option Limited Express (tokkyū) qui s’arrête dans les gares les plus utilisées, ou Express (kyūkō) qui dessert un peu plus de gares.

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Vous pouvez donc arriver plus vite à destination en maîtrisant l’art du « Norikae », c’est-à-dire du transfert.

Il « suffit » de prendre un Limited Express jusqu’à la gare la plus proche de votre destination qui vous permette de changer au dernier moment pour un train local… Les Japonais sont habitués à cette gymnastique. Mais en tant que touriste, elle demande des nerfs solides et un site d’itinéraires fiable… ce que nous n’avons pas.

IMG_7127On s'assoit et on en profite pour manger les viennoiseries attrapées au passage au Family Mart. 

On a évité la brioche éponge et Catherine se passe très bien de tout ce qui est estampillé "margarine". On a donc pris ce que nous pensions être des petits pains au chocolat (ce sont de vrais morceaux de tablette de chocolat dedans... Les Japonais ont enterré le débat sur la chocolatine) pour finalement découvrir qu'en guise de chocolat c'est finalement une pâte aux haricots rouges qui sert de garniture. Les Toulousains ne sont pas prêts...

En ce qui concerne la boisson, je biberonne joyeusement mon thé au lait concentré sucré récupéré au distributeur automatique.

Catherine préfère le thermos de thé et sa tasse, ce qui n'est pas sans difficulté dans le roulis constant du train (qui semble évidemment s'intensifier dès qu'elle essaye de porter la tasse à ses lèvres).

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IMG_7066Arrivés à Yanagawa, la première impression reste très urbaine. En matière de canaux, on voit surtout des cours d'eau bétonnés comme souvent dans les villes japonaises.

Là aussi, les recherches en amont de Catherine nous permettent finalement de prendre la direction du ponton pour embarquer avec les bateliers qui vont nous emmener 4km plus loin pour rallier le centre à l’issue d’une balade découverte au fil de l’eau.

Vu le soleil qui tape, ils proposent des chapeaux pointus en osier à louer pour 100 yen. On peut donc choisir entre le ridicule et l'insolation. 

Vu ma résistance au soleil, je choisis d'avoir l'air conique....

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La balade est ponctuée de passages de ponts plus ou moins étroits que le batelier négocie impeccablement pendant qu'il déroule un boniment sur l'histoire de Yanagawa dont je ne comprends pas un traître mot. 

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Son Anglais est quasiment inexistant et un petit Jiji se met à essayer de nous traduire des mots avec enthousiasme dans ce qui lui reste de Français. 

À mi-parcours, on nous annonce un "Doraibu-surū" (drive through), un petit arrêt le long d'une cabane sur la rive qui surplombe la rivière et dans laquelle deux commerçants s'affairent à distribuer, par dessus la rambarde, des glaces au raisin, à ou la vanille, accompagnées de coca ou de saké aux touristes qui attendent assis dans la barque.IMG_7082

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Les rives sont couvertes d'arbres et de plantes que nous tentons d'identifier : grenades, yuzu, hortensia et gingembre papillon (la découverte olfactive de la journée... Si seulement on pouvait ramener les odeurs...)

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Après 4 kilomètres de balade aquatique et botanique, le batelier fait un créneau avec la barque sur laquelle il devra ensuite rentrer seul à la force des bras à notre point de départ.

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Nous débarquons sur une esplanade dominée par une maison blanche de style colonial dont on apprendra plus tard qu'elle faisait partie des points d'intérêt. 

IMG_7104C'est vrai qu'on est plus intuitivement attirés par les temples que par les maisons de style européen.

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Le centre-ville se déploie de chaque côté d'un large canal dont les rives sont bordées de restaurants (la spécialité servie à Yanagawa est l'anguille), de poissonneries et de petites échoppes  dont les vendeurs sont à l'affût des moindres touristes pour tenter de les convaincre d’acheter un tablier.

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Les petites Baba japonaises s'extasient devant ma peau de pêche et mes yeux verts... Je pense qu'elles font délibérément abstraction des cernes, et le fait que je n'aie pas de miroir pour me coiffer depuis 3 jours ne doit pas arranger le tableau... Mais la fin justifie les moyens.

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IMG_7103Nous partons un peu en dehors du centre pour enfin nous perdre dans les petites rues de quartier envahies de potées de fleurs, de chats errants et de corbeaux qui se perchent sur les Toyota cubiques dans les allées des maisons. 

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On s'arrête dans les temples qui ponctuent la balade. On croise quelques écoles dans lesquelles résonnent les cris des écoliers (pas de vacances au Japon en cette période de l'année).

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20231025_135733Après une petite heure, la faim se fait sentir et on se dit que ça pourrait être sympa de se poser devant un plat d'anguille.

On se présente donc devant un restaurant dont les sièges surplombent le canal et je tente de passer une commande plus efficace que la dernière fois (traumatisme des brochettes).

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"Une anguille grillée, une anguille vapeur, un sashimi d'anguille sauce ponzu et un bol de riz en plus svp?"

La serveuse amène les plats et un bol supplémentaire... Vide. Pour partager le riz qui accompagne les anguilles en menu.

On finira par y arriver. 

Je confirme donc que les Japonais savent me faire manger du poisson que je ne mange pas d'habitude. Pas fan du côté "rognures d'ongles" des arrêtes d'anguille, je me retrouve à manger avec plaisir celle qui m'est servie, accompagnée de riz sauté et d'une soupe miso.

 

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Petite surprise au niveau de la note, les prix affichés en gros sont hors taxe (bah oui, j'avais pas lu l'article de Kanpai... C'est chose faite)

Du coup ça fait un peu bim sur le portefeuille et on va se rabattre sur le Konbini pendant quelques temps.

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À la sortie du restaurant, la ville s'est vidée des touristes et nous reprenons la route en sens inverse le long des canaux pour rejoindre le sanctuaire Hiyoshi, dans une bambouseraie entourée de fleurs de gingembre. 

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La lumière se fait rasante, on croise des habitants en promenade au bord de l'eau. Les touristes étrangers doivent être moins courants dans cette partie de la ville et on nous regarde souvent avec curiosité ou intérêt.

C'est l'heure de la sortie des cours. Les grands, en uniforme noir à boutons dorés, rentrent chez eux par groupes de 3 ou 4. Parfois à deux sur un vélo. 

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Les petits, casquette jaune vissée sur la tête pour être plus visibles, traversent en grappe au feu rouge, main en l'air pour se signaler et, une fois de l'autre côté de la route, se retournent en s'inclinant pour remercier les voitures qui se sont arrêtées.

La plupart d’entre eux nous gratifient d’un « hello » enthousiaste.

Avec le soir qui tombe, les gens sortent dans les rues ou dans les champs. Des petits feux sont allumés pour brûler la paille de riz qui reste sur les parcelles récoltées.

La ville, qui paraissait plutôt déserte dans la journée, se remet à vivre.

De retour dans le train, on se laisse bercer pendant 50 minutes avant de rejoindre Hakata.

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J'ai eu une commande de cartes Pokémon, dont la boutique se trouve au 8ème étage. Les escalators ne fonctionnent qu'à partir de 10h, comme on me l'a indiqué ce matin. C'est donc la dernière occasion, crois-je, d'honorer la commande.

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Nous enchaînons les escalators pour arriver dans l'univers survolté et bariolé du Pokémon Center ou je me liquéfie devant le choix de cartes proposé. 

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J'attrape un paquet à la volée, fais deux ou trois photos rapides et me dirige vers les caisses où une hôtesse avec des oreilles de Pikachu en papier encaisse mon achat avec un grand sourire.

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Mission accomplie, on bat en retraite puis on s'extrait du labyrinthe de la gare après avoir retrouvé la bonne sortie (ce qui, même au bout de trois jours constitue un exploit en soi) en direction du Konbini pour acheter un plat à réchauffer et amortir quelque peu la note du resto du midi.

C'est devant un okonomiyaki sous plastique que nous nous rendons finalement compte que le compte de nuits n'y est pas et que nous devons trouver un hébergement en urgence pour la nuit qui vient, entre Fukuoka et Nagasaki. 

 ***

ponzu - Sauce à base de sauce soja et de citron

Okonomiyaki - un mélange de crèpe et de tortilla fourrée au chou et aux ramen, puis recouverte de bacon et de sauce brune.

14 avril 2017

Whi-Skye and Cliffs

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Rater les premières distilleries nous avait un peu frustrés. Qu'à cela ne tienne, il y a ZE distillerie sur l'île de Skye. Celle de Talisker. Départ aux aurores du camping pour une aventure insulaire et sportive. Nous arrivons après les arrêts photos indispensables à la distillerie sur un parking désert.

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L'odeur entêtante dès la sortie du camping car promet de la découverte lors de la visite. Nous sommes les premiers à nous présenter à la visite guidée et notre petit groupe de 8 (quasiment exclusivement composé de français) a la primeure d'un tour presque personnalisé dans les différentes salles de la distillerie. Nous apprenons donc les différentes étapes de la fabrication du Talisker.

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Notamment que seules les sources d'eau à l'arrière du bâtiment sont utilisées dans le processus et qu'ils doivent donc ralentir la production en période de sécheresse. 

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Le guide nous explique, toujours dans un accent écossais qui me fait baver, que l'orge subit différentes étapes qui débutent par la germination puis passent par la torréfaction, le broyage, le brassage, la macération (le tout pour transformer le glucose indésirable en maltose) pour finalement finir par la distillerie dans d'immenses alambics en cuivre, indispensables pour faire réagir la vapeur qui doit détruire les saveurs indésirables au produit final. (Eh les collègues de sciences, vous la sentez venir l'idée de TP?)

Le spiritueux qui sort des alambics doit ensuite reposer au minimum 3 ans en fût de chêne pour gagner son appellation de "scotch whisky". Les distilleries se refourguent d'ailleurs toutes sortes de tonneaux plus ou moins grands, en bois différents pour faire reposer le Talisker. Il arrive du coup fréquemment qu'un whisky prenne les arômes (et la couleur) de fûts ayant contenu d'autres alcools avant lui. Et une fois les 2% de la part des anges prélevés, il peut enfin être bu.

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La visite se termine d'ailleurs sur l'incontournable dégustation qui vend efficacement les produits de la boutique. J'ai l'occasion de crâner un peu quand le guide me désigne alors que je chauffe mon whisky pour inciter le reste du groupe à suivre mon exemple. (#jesuisunepro) (#not)
Je profite quand même qu'il ait le dos tourné pour gratter une photo du tableau récapitulatif, histoire de me culturer un peu.

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IMG_7069La fin de la visite marque notre départ pour les fairy pools, à 4 miles de là. Elles consistent en une série de bassins et cascades à l'eau limpide plébiscitées par tout amoureux de Skye.

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C'est aussi une promenade familiale par excellence et le nombre de cirés fluos n'a jamais été aussi élevé (je te hais, décathlon... Je te hais.)
Nous marchons une petite vingtaine de minutes pour arriver au premier bassin et son eau turquoise malgré le ciel couvert.
Nous découvrons par la même occasion que le lieu est propice à différents défis sportifs puisqu'un certain nombres de femmes est venu se baigner (en même temps, on est au printemps... Les 8°C c'est dans la tête) et fait quelques émules dans la foule qui applaudit copieusement les courageux/ses.

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Après une petite pause sur place, nous reprenons la route vers Edgar, garé looiiin du parking complètement surchargé.
Nous connaîtrons la pluie pour la première fois du voyage. Mais vu les trombes qui sont tombées, on aimerait aussi que ce soit la seule. (Saviez-vous qu'une écharpe peut contenir une quantité d'eau tout à fait impressionnante?)

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La dernière étape de la journée sera Neist Point, et son phare aperçu au hasard des pages du guide puis identifié et localisé sur un poster (Google c'est pour les faibles).
Nous faisons route ("enfin, route... Chemin étroit et sinueux") entre les passing places et les moutons pour arriver aux falaises majestueuses de Neist.

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Bôpapa nous a souvent raconté le jour où, au milieu de la lande écossaise, il était tombé sur un joueur de cornemuse. Il faut croire que tous les pipers aiment aller jouer en plein vent puisqu'en descendant du camping car, nous entendons à nouveau les notes aigres qui nous arrivent du piton rocheux qui abrite le phare.
IMG_7132Nous arrivons en même temps qu'un groupe d'Indiens qui rendent visite à une amie londonienne et avec qui je discute un peu. Quand je leur dis que je viens du Nord, je découvre l'impact mondial de "Bienvenue chez les ch'tis"
- sooo, do you have a weird french accent?
- nah, I'm imported...
Je ne rebondirai pas sur l'accent indien que j'ai encore bien plus de mal à comprendre que l'accent écossais.
Nous nous dirigeons vers le joueur de cornemuse en nous demandant si il porte un kilt, par ce vent à décorner les... bœufs.
Nous faisons quelques suppositions quant à un éventuel caleçon en laine qui le protégerait potentiellement des frimas d'avril (c'est difficile de monter un côte quand on est mort de rire, d'ailleurs) et nous le voyons finalement avec déception ranger son instrument (je parle toujours de la cornemuse) alors que nous sommes à 10m du sommet.
Nous avons au moins eu la motivation pour monter sur le piton qui nous offre une vue magnifique sur le phare et les falaises qui l'entourent.

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Nous repartirons après un bon bol d'air en direction de Kyle pour rentrer au camping à l'heure. C'était sans compter un accrochage avec un groupe d'Espagnols dans une voiture de location.
(Vous saviez que "constat à l'amiable" se dit "agreed statement of facts" ?)
Bref, pour avoir vécu la chose en Islande, j'ai eu bien mal pour eux mais on ne peut pas non plus nier que remplir un constat en jonglant entre français, espagnol et écossais au téléphone est une expérience à vivre une fois dans sa vie

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Ça aura au moins eu l'avantage de nous offrir des lumières rasantes de fin d'après midi sur le retour vers le camping, un coucher de soleil magnifique et un Eilan Conan Castle splendide entouré par la marée haute au crépuscule.

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23 octobre 2023

En route pour Kyūshū

20231023_101541Départ dans la matinée pour l'Ouest du pays et Fukuoka, la plus grande ville de Kyūshū. Toujours un peu décalés, il faut quand même faire les sacs en essayant de ne rien oublier (petite pensée pour le comté qui sera finalement resté dans le frigo après avoir survécu aux 15h de vol et échappé aux douanes pour venir au Japon.)

Les yeux encore un peu collés, il faut rejoindre la gare d'Ōsaka puis de Shin-Ōsaka d'où part le Shinkansen. 

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Pas de train Nozomi ou Misuho pour moi avec le JR pass. Il faut prendre le Sakura qui passe environ toutes les heures et relie la gare de Hakata, à Fukuoka, en 2h30.

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Le temps de charger les sacs en hauteurs dans les wagons Jiyuu-seki (sièges non réservés en tête de train) et on laisse faire la machine, bercés par les petits jingles des annonces du Shinkansen. 

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Le paysage urbain fait peu à peu place à plus d'étendues et de plaines, moins construites. On voit beaucoup de rivières encaissées dans des lits en béton, des petits ponts, des champs de riz jaune sous un soleil loin d'être automnal.

On arrive finalement sur Kyūshū et on débarque de nouveau dans une gare labyrinthique : Hakata, dont nous essayons de nous extraire tout en cherchant des consignes pour nous soulager de nos sacs avant d'aller à la chasse à l'onigiri dans le Konbini le plus proche. 

20231023_151510On trouve les casiers, on les bloque avec la Quinoa, et Google Maps nous amène, après un arrêt au Family Mart, à un petit sanctuaire où nous nous affaissons finalement pour manger nos plats réchauffés tout en essayant de lire dans le regard des Japonais qui rentrent dans le jardin si on a décemment le droit de manger des nouilles sur les vénérables marches de pierre. 

20231023_145928 (Poulet frit épicé du Konbini... autre rituel du voyage)

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Le portail en bois dans notre dos s'ouvre finalement sur un Japonais qui a l'air de trouver tout à fait normal de voir trois touristes en train de pique-niquer au bord d'une rivière de gravier ratissé et qui nous souhaite chaleureusement la bienvenue, regrettant que la France ait perdu pendant la coupe du monde de rugby. Encore un terrain d'entente.

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Nous finissons notre déjeuner / goûter avant d'explorer le sanctuaire (dans lequel se dressent trois stèles en hommage aux nouilles : l'endroit était finalement approprié pour un pique-nique) et de pousser jusqu'à la rivière qui est apparemment un lieu incontournable de la ville. Devant le cours d'eau bétonné surplombé de rubans d'autoroute, nous affichons un air dubitatif et rebroussons chemin.

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20231024_09073016h sonnent et nous nous dirigeons finalement, Google Maps en main, vers l'adresse générale de notre AirBnb qui se trouve à l'ouest de Hakata et de la rivière.

Quand le GPS s'arrête, deuxième moment de flottement... Impossible de trouver le bâtiment qui correspond à la photo de confirmation. 

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Connaissant l'amour démesuré des Japonais pour les numéros de maisons et le nom des rues (haha... Non...) J'entreprends de déchiffrer le plan en copie du mail quand une petite mamie sort, accompagnée d'un maître d'hôtel, du bâtiment qui nous fait face...

Forcément, trois touristes qui posent leur sac à dos sur le parvis des voisins, ça se remarque. 

"Et vous avez besoin d'aide? Et qu'est-ce que vous cherchez? Et c'est pas ici mais je vais à la gare, je peux vous emmener..."

Et nous revoilà donc à suivre une bonne fée qui nous amène à bon port tout en aiguisant mon niveau de conversation en japonais...

20231024_094615On passe un square entre deux immeubles, un Family Mart (petit dej’ de demain, check) et on tourne finalement dans une rue encombrée de vélos, de lessives qui sèchent aux balustrades et surplombée de fils électrique.

 

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Deux studios superposés dans un bâtiment au béton un peu fendillé nous attendent. 

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Baba 1 - Google Maps 0

Notre bonne fée a l'air de trouver que l'endroit est un peu vieillot, et la rambarde mangée de rouille qui monte au studio supérieur lui donne un peu raison, mais tant qu'il n'y a pas de tremblement de terre, ça devrait faire l'affaire. 

Le studio se compose d'une kitchenette, d'une salle de bains WC et d'une chambre traditionnelle de 6 tatamis "qui sont en herbe et sentent le foin" selon le bailleur (et qui abritent, selon toute vraisemblance, une armée de puces).

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(en cas d'incendie, prière de passer par la porte)

On lance une lessive express dans le fond de la baignoire, on déchiffre la télécommande de la clim et on s'accorde une bonne sieste avant de s'arracher à nos futons pour aller manger dans le box en bois d'un boui-boui près de la gare.

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Première épreuve concernant ma maîtrise des nombres en Japonais : compter un objet plat, un objet long et cylindrique, un objet petit et rond, une machine… chaque objet a un compteur spécifique.

Pour exemple (et histoire de me les garder en mémoire), en comptant jusqu’à dix

1 - Ichi

2 - Ni

3 - San

4 - Yon

5 - Go

6 – Roku

7 – Shichi

8 – Hachi

9 – Kyuu

10 – Juu

Sont les chiffres pour un calcul basique.

Maintenant, cherchez la logique dans le tableau suivant

Un objet – Tsu

Une personne – Nin

Un objet cylindrique – Hon

Un objet plat - Mai

Un nombre de nuits - Haku

 

1 – Hitotsu

2 – Futatsu

3 – Mittsu

4 – Yottsu

5 – Itsutsu

6 – Muttsu

7 – Nanatsu

8 – Yattsu

9 – kokonotsu

10 – Too

1 – Hitori

2 – Futari

3 – Sannin

4 – Yonin

5 – Gonin

6 – Rokunin

7 – Shichinin

8 – Hachinin

9 – Kyuunin

10 – Juunin

1 – Ippon

2 – Nihon

3 – Sanbon

4 – Yonhon

5 – Gohon

6 – Roppon

7 – Nanahon

8 – Happon

9 – Kyuuhon

10 - Juppon

1 – Ichimai

2 – Nimai

3 – Sammai

4 – Yonmai

5 – Gomai

6 – Rokumai

7 – Nanamai

8 – Hachimai

9 – Kyuumai

10 – Juumai

1 – Ippaku

2 – Nihaku

3 – Sanpaku

4 – Yonhaku

5 – Gohaku

6 – Roppaku

7 – Nanahaku

8 – Happaku

9 – Kyuuhaku

10 - Juppaku

Du coup, quand vous voulez commander 3 assiettes de 2 brochettes de poulet… vous faites comment ?

***

Shinkansen - TGV Japonais

Family Mart - Avec le Seven Eleven, une des chaînes de Konbini les plus répandues. Ils ont un rayon boissons chaudes qui sont un peu moins chères et un peu plus variées que celles en distributeur.

Baba - Grand mère (Diminutif de Obaasan)

Jiji - Grand père (Diminutif de Ojiisan)

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29 juillet 2018

De Pier en Pier

IMG_0767Au hasard de mes visionnages de documentaires de voyages, je suis tombée sur un reportage sur Bristol, et plus particulièrement sa scène de Street Art. À quelques kilomètres de la ville, on trouve la petite bourgade de Clevedon qui a, elle aussi, fait office de lieu de tournage pour Broadchurch.

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IMG_0787L'itinéraire de la journée était tout trouvé, sans compter que la météo a décidément lâché l'affaire. L'été anglais dans toute sa splendeur: averses, bourrasques, le thermomètre plafonne à 16°...
Quand je pense que je me suis baignée il y a 3 jours et qu'il fait plus de 30° à Arras, je pleure un peu intérieurement. Mais bon, la mer et les villes sous la pluie, c'est joli quand même alors on y va!

Une fois arrivée à Clevedon, je stationne sur la Marine Parade, face au Pier, qui me paraît bien désert... effectivement, une fois arrivée à l'entrée, je m'aperçois qu'il faut payer 3£ pour y accéder.

Du coup je pense me contenter de photos de derrière la grille (vive mon nouvel objectif!) quand une petite mamie qui fait partie du collectif de sauvegarde du Pier vient tenter de me convaincre de prendre un billet.
Je commence par refuser puis me rappelle que je manque toujours d'une info cruciale pour trouver la rue qui m'intéresse à bristol.
Du coup je négocie un accès internet et un passage aux toilettes contre une entrée.
C'est un deal.

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Du coup, j'ai le droit à un accès privilégié sur le Pier désert et Jeff (la mamie) me déroule son histoire avec enthousiasme.
Il a été construit à partir de rails de chemin de fer qui étaient originellement destinés au pays de Galles mais ne correspondaient pas aux normes et avaient donc fini leurs jours à Liverpool avant d'être récupérés par Bunel et utilisés pour la construction du Pier.
On peut accéder à une vue du dessous de la jetée grâce à un hublot sous la boutique. Jeff poursuit ses explications sur la hauteur du tablier qui s'explique par la hauteur exceptionnelle des marées dans la région.
Le Pier s'est effondré dans les années 70 et le gouvernement était prêt à le démonter entièrement mais un collectif de sauvegarde s'est créé et à restauré le Pier au bout de 19 ans de travail.
Je demande s'il a été utilisé pour le tournage de Broadchurch et Jeff me dit que non, mais que par contre, les One Direction y ont tourné le clip de "You&I"

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#GrandMereDansLeVent

Le clip ci-dessous... entre Justin Bieber en Islande et les 1D en Angleterre, je sens que le top 40 est décidément une ressource touristique inépuisable...

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Je m'offre une petite promenade tranquille le long de la jetée puis je retourne à la boutique pour utiliser l'ordinateur et localiser Stokes Croft, le quartier Street Art de Bristol, dans lequel je me gare une heure plus tard.

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C'est un endroit bigarré et cosmopolite recouvert de fresques en tout genre. La communauté est à l'image du quartier, colorée (je parle des vêtements...) et exotique.

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On trouve des petites échoppes de seconde main, des grappes de gens qui discutent en buvant une bière ou en fumant des joints sur les bancs publics, des sculptures improbables et, bien sûr, les oeuvres de Banksy disséminées un peu partout.

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Il y a aussi un Wallace and Gromit Trail en 2018, pour ceux que ça intéresse... Il s'agit de récolter des fonds pour l'hopital des enfants de Bristol, devant lequel on peut trouver la Queen Ziggy de Banksy.

Lien ici

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(Point pèlerinage à Shaftesbury)

13 février 2022

Une passion nommée Praha

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Après le bouquet final d'hier soir, c'est le moment de faire mes adieux à la ville et aux gens que j'y ai rencontrés.

On part donc avec Kami pour se prendre un petit déjeuner tout en sucre et en strúdel aux alentours de la place Wenceslas
(Pro tip, quand vous visitez la ville, levez vous vraiment aux alentours de 8h... Surtout un dimanche ensoleillé où vous aurez la place pour vous tout seul.)

IMG_6711Comme on est près du pont Charles, je décide de passer une dernière fois par le Klementinum pour faire un câlin-selfie à la petite dame aux flyers et son collègue francophile.

Je flambe les dernières couronnes Tchèques dans une boutique de cartes postales et après un dernier hug à Kami, c'est parti pour le retour. 

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Le trajet pour l'aéroport m'amène à prendre la ligne A du métro pour descendre à Nádraží Veleslavín et attraper le bus 119 jusqu'au terminal 2.

C'est l'occasion de finir mes provisions achetées à Tesco et de profiter des bancs de l'aéroport pour de nouvelles rencontres improbables (Váša, tchèque mariée à un français, ayant habité aux US et de retour dernièrement en europe, et qui me suggère une multitude d'endroits magnifiques pour ma prochaine visite. Elle m'explique aussi que profiter de Prague sans touristes n'est possible que depuis la pandémie, et j'ai un petit pincement au coeur à l'idée de cette belle ville engluée dans la foule.)

Pour le moment, toujours pas de symptômes COVID après 5 jours de dortoir, de bars, de restos. Je croise les doigts mais j'ai au moins évité la perte de goût avant la fin du voyage.

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Prague restera ce mélange d'odeurs de cannelle, de notes de violon et de tintement de la cloche des trams dans le soleil d'hiver, ces kilomètres parcourus en spirale dans un dédale de rues pavées entre les façades pastels et les salons de massages thaïlandais.
Elle restera mon premier opéra et des moments doux avec les gens qu'elle a mis sur mon chemin au moment où j'en avais besoin.
Et finalement, elle fera partie de ces petits bouts de puzzle qui deviennent comme ma maison à l'autre bout du monde.

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12 février 2022

J5: dernières déambulations

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Encore une matinée d'hiver comme je les aime: un soleil éclatant et un air si frais qu'on voudrait le boire.

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Cinquième et dernier jour dans la ville qui commence peu à peu à s'installer dans mon coeur, avec le grand final prévu pour ce soir au Státní Opera.

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C'est le moment de se laisser porter par l'atmosphère Pragoise. Après les premiers jours en mode boulimie touristico-kilométrique, je m'autorise enfin à me perdre dans le dédale des rues du centre ville.

Et pour bien commencer la journée, je prends la direction du sud de l'auberge que je n'ai pas exploré jusqu'à maintenant.

IMG_6671Mon premier arrêt se fait à la maison qui danse (aussi connue sous le nom de Fred et Ginger): une des curiosités architecturales de Prague qui s'est posée à un carrefour au bord de la rivière, entre les péniches et les façades classiques.

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Là encore je connais le tuyau: pour un café (#passionlatte), on a accès à la terrasse du 7eme étage

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#passionrooftop
#passionphoto
#passionhashtags

Et comme la météo s'y prête, je ne me fais pas prier longtemps.

Après une petite demi-heure à profiter du soleil et à faire photographe professionnelle pour un groupe de touristes allemands (qui me suggèrent de monter dans la sphère grillagée qui occupe le centre de la terrasse pour avoir plus de recul... Moi je dis que choisir un appareil grand angle quand on est 12 c'est quand même une meilleure idée), 

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je repars vers le centre ville en pointillés, à grand renfort de pauses au soleil sur les bancs des parcs de la ville. Arrivée sur le boulevard, c'est l'occasion de pousser jusqu'à la maison municipale (dessinée par Mucha) qui, toute en volutes et en vitraux, côtoie la verticalité massive et gothique de la tour de la poudrière.

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J'y retrouve mon violoniste préfèré dont les notes ont accompagné quasiment toutes mes déambulations Pragoises dans le centre ville et dont le CD se retrouve prestement dans mon sac à dos.
Vivement les thés au son du violon dans mon canapé. 

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Je passe aussi du temps dans les magasins de marionnettes du centre ville, en admiration totale devant les visages des vieilles sorcières de l'est.

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Je veux en adopter une... Mais ma valise est déjà pleine à craquer. Tant pis, puisque j'ai frotté la plaque de St Jean et que je suis donc sûre de revenir à Prague.

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(regardez-moi ces p'tits yeux qui crient "Adopte-moi!" *_*)

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Après une dernière demi-heure sur la place Wenceslas accompagnée d'un Trdlník (enfin!), Je passe à la station de métro sous le Tesco pour acheter mes billets pour rallier l'aéroport demain (30CZK pour 30 minutes, 40 CZK pour 90 minutes, valables dans tous les transports de la ville. Si l'envie vous prend de resquiller, sachez que l'amende monte à environ 80 euros et que plus vous avez l'air d'un touriste, plus vous avez de chance de vous faire contrôler).

Puis arrive la dernière ligne droite du voyage qui doit se finir de façon grandiose à l'opéra Státní.

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(Et à enfin utiliser la moitié de la valise, occupée par la robe, les bottines et le manteau).

Néophyte complète en opéra (j'entends encore "c'est un tort" par dessus mon épaule), j'ai pris des tickets pour la Tosca de Puccini, portée par Ewa Vessin, Alejandro Roy et Krzysztof Szumanski pour trois actes et 2h45 de représentation.

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(Photos officielles à voir sur le site de l'opéra)

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Pour ce qui est du compte rendu, c'est une expérience qui est difficile à mettre en mots.
Voilà l'air et la voix qui m'on fait monter les larmes (même si la mise en scène est différente).


Le lieu est évidemment magnifique et ma ponctualité maladive m'ayant faite arriver 30 minutes en avance, j'ai pu en profiter pour moi presque toute seule.

Et j'étais là :

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Pour le reste, n'ayant pas les mots, je garderai les émotions pour moi.

28 novembre 2008

Worcester Victorian Market

DSCN5637Hier soir direction la gare pour sortie entre assistants: Tamara, Jérémie, Katharina et moi on embarque dans le train en direction de Worcester ou se tient un marché de Noël victorien. Pas grand chose à la sortie de la gare, il faut s'enfoncer dans les petites rues de la cité pour découvrir toutes les petites baraques du marché nocturne. Worcester, c'est comme Hereford mais en plus grand... la preuve: à gauche Worcester, à droite Hereford.

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DSCN5625Hereford en plus grand ça implique qu'on trouve des boutiques ouvertes jusqu'à plus de 17h30, et qu'on peut également trouver des restaurants pour manger le soir... sans avoir à faire des kilomètres en voiture. Bref c'est très sympa.

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Le marché de Noël était un marché à thème victorien donc, ce qui implique que les vendeurs étaient tous en tenue d'époque, robes pour les dames et costume plus chapeau pour les messieurs. Le tout étant agrémenté de lumières de Noël et, mais ça c'est accessoire, d'une... fête foraine.

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Dans les stands on trouvait principalement de la bijouterie en verre douteuse, mais on a pu tomber sur quelques petites perles: un stand de fromages... mais alors, tous les fromages du monde, du meilleur au plus... euh... spécial on va dire. Un stand de crêpes, avec des vraies crêpes faites comme à la maison (mais à 3£ la crèpe... on s'en est passés), et puis des Doughnuts gros comme des assiettes...

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Histoire de manger autre chose que du sucré, j'ai tenté un hot dog... mauvaise idée, en mordant dedans la saucisse est allée se loger juste derrière mes dents... je savais pas qu'on pouvait avoir une cloque au palais... bah si, c'est possible.
En ce qui concerne mes achats j'ai craqué pour un carillon en argenterie... non seulement il est beau mais en plus il fait un joli bruit ^_^

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9 février 2022

J2: De clocher en clocher

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Encore une journée où j'ai suivi mes pieds et où mes pieds ont suivi le ciel (c'est poétique, dit comme ça, mais je vous ferai grâce de vous montrer la taille de mes ampoules).

Deux trois lueurs rosées m'ont décidée à quitter mon lit à 7h30 pour sortir de bon matin dans la ville déserte. Maintenant que je connais le filon, j'en profite.

Après le petit déjeuner expédié à l'auberge et l'emmitouflage dans mes 5 épaisseurs de vêtements, je traverse une nouvelle fois le pont Charles en direction de Malá Strana,

"Parce que je suis pas allée par là hier tiens..."

Puis mes yeux suivent la petite route pavée qui monte en serpentant entre les façades colorées pour aller s'arrêter sur le toit vert de l'église Saint Nicolas.
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Alors moi je sais à peu près ce qui m'attend une fois passée la porte (et non, on ne parle pas de combustion spontanée, n'en déplaise à mes gènes de petite fille de curé...) mais pour les lecteurs du blog non initiés, et que j'ai plutôt habitués au côté austère des églises anglicanes, ça va faire un choc

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Puisque Saint Nicolas tape plutôt dans le baroque, les fresques et les dorures...

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On rappelle que le but du côté dramatique du baroque était plus ou moins de créér un effet "wow" pour faire de la pub pour la religion toussa toussa.

Et, j'imagine, de déclencher des crises d'urticaire violent à tous les puritains du coin (en tout cas moi c'est comme ça que j'aurais fait.)

Personnellement, j'aime assez et j'imagine bien redécorer ma chambre comme ça...

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Non?

Bon.

IMG_6373Puisque mes jambes ont décidé d'avancer de clocher en clocher, je prends la direction des deux flèches noires les plus incontournables de la ville, la cathédrale Saint Guy (Saint Vitus en Anglais) qui se trouve dans l'enceinte du château.IMG_6399

J'arrête un Tchèque au passage pour demander le plus joli chemin pour y arriver.

"Do you speak English?"
"Eeeeeh... Little"
"Which way is your favourite to go to the castle?"
"Pražský hrad?"
"Ano! Hrad !"

La tête du gars s'éclaire et il m'inonde de tchèque et de gestes qui veulent clairement dire

"Bah ma ptite dame, vous pouvez aller tout droit et à droite, ou alors à droite et à gauche mais de tout façon, on est sur une colline donc suffit de monter hein, vous pouvez pas vous tromper!"

Trop facile le tchèque! Du coup je m'y mets aussi et je mime des étoiles dans les yeux et je pointe les deux chemins qu'il vient de m'indiquer.
Ça sera celui qui monte tout droit.

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Pourquoi j'ai passé 10 ans à apprendre l'anglais... Je me le demande.
(Flashback de la roue crevée cet été)
Ouais nan... C'est utile quand même en fait.

IMG_6376Moi qui voulais des vues sur les toits de Prague, je suis servie. Le château offre une vue panoramique sur les 100 clochers (et la tour de communication élue bâtiment le plus laid du monde.... Mais va poser à côté d'Emma Stone et on verra quelle gueule tu as...).

 



J'ai encore une fois le château pour moi toute seule. 

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Je déambule sous la cathédrale jusqu'à Golden Lane bordée de ses petites maisons de couleur

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(Dieu et un lit c'est bien suffisant pour vivre)
je passe vite fait par les chambres de torture de la tour et le vent et la faim me font finalement redescendre en bord de rivière.
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IMG_6466Je profite de quelques moments au pied du pont Charles à essayer de prendre quelques photos potables entre les canards et les ragondins (non, pas des enfants, des vrais cette fois... Je m'excuse platement auprès des générations de ragondins que j'ai pu blesser depuis la naissance du blog...)
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puis je lance Google Maps vers ma prochaine destination : Sisters Bistro, où m'attendent une sélection de Chlebiček.

(Des quoiiii?)

Des tartines! En anglais, ils appellent ça "open-faced sandwiches" mais ça se rapproche d'une bruschetta sur du schwarzbrot avec des toppings.

(Mais empêchez-la d'utiliser 12 langues dans une phrase rôdidjúúú)

Bah c'est une tartine de pain noir avec des garnitures quoi.
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J'ai repéré l'adresse après avoir visionné des vlogs sur la nourriture pragoise et sans être hyyyyper gastronomique ça se laisse bien manger.

IMG_6302Encore une chose à éviter à Prague: tout ce qui ressemble de près ou de loin à une ardoise de resto écrit en fluo et en anglais (de façon générale, évitez tout ce qui est fluo, qui clignote, qui est en anglais ou qui demande aux vendeurs de s'habiller en costume traditionnel.
Je dis ça, mais j'ai dû rentrer dans une boutique fluo clignotante pour m'acheter une écharpe pour samedi...
Alors que je pense me diriger ensuite vers le quartier Juif, je me retrouve d'un coup sur la place de la vieille ville.
Du coup j'en profite pour aller prendre mon dessert dans une boulangerie du coin.
De ce que j'ai vu, le cream cheese... 

Aïe
...le fromage fouetté sucré et la pâte de graines de pavot sont sur la liste des pâtisseries traditionnelles...
Du coup j'en prends une qui a les deux.
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Miom miom miom.
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Et comme le soleil ne se montre vraiment pas prêt à coopérer, je finis par me diriger vers le musée Mucha (mon douzième mari caché après Steinbeck, Bowie, Benedict Cumberbatch et tous les autres génies de ce siècle)
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"Paint me like one of your Slav girls"
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Mes pieds n'étant plus que lymphe et douleurs, je décide de rentrer me faire un tea time/ blog à l'auberge et de réserver le billet de concert pour ce soir au Klementinum.
Même si le site affiche un dress code "décontracté" j'ai prévu 2/3 fringues qui évitent de me faire passer pour une pouilleuse Quechua pour ce genre d'événement. C'est aussi ce qui explique les 7kg de la valise dont la moitié est squattée par des vêtements que je ne vais mettre que 3h sur tout le séjour.
Mais c'était ça ou renoncer aux concerts classiques. 
Le premier que je vais voir commence à 18h dans l'église St salvator qui se trouve au bout du pont Charles.
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Je retrouve la petite dame au flyer et le guichetier qui m'attribue mon siège et se met sans prévenir à me taper la discute en français.
Ma fierté de prof à l'accent presque parfait vient de se faire pulvériser.
Par un francophile, certes, mais quand même. 
Je me retrouve assise vers le milieu de la nef à la température plutôt glaciale en croisant les doigts pour qu'il y ait du chauffage.
Bingo, 5 minutes avant le début du concert je sens le banc sur lequel je suis assise qui se met à chauffer.
Je me retiens de justesse de demander à mon voisin de gauche:
"Is it warm or is it me?" 
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Mais comme je me mets évidemment à pouffer toute seule pendant les 5 minutes restantes, je ne suis pas sûre que ça ait été moins gênant.
Le concert lui-même est un medley de plusieurs morceaux classiques: du Mozart, du Verdi, du Bach... Le quatuor à cordes est accompagné périodiquement d'une Soprane et un organiste s'en donne à coeur joie tous les 2 ou 3 morceaux.
Je découvre d'ailleurs qu'on peut faire faire des bruits d'oiseau à un orgue. 
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Le concert s'arrête pile au moment où j'ai utilisé toute la surface de mes fesses pour éviter la brûlure au 3eme degré (mes compagnes de chambre mont déjà refilé des pansements animaux de la jungle pour mes pieds, je voudrais éviter d'avoir les mêmes sur le pare choc arrière). 
La sortie de l'église me permet d'admirer le château illuminé depuis la rive de la Vltava et je file me prendre un plat typiquement.... Vietnamien avant de rentrer au dortoir dire au revoir aux filles.
24 février 2009

redécoration (encore)

 

et voilà! la salle ressemble enfin à une vraie salle de classe de Français... exit les posters de films américains et bonjour le cinéma francophone... Pirates des Caraïbes a été remplacé par un poster du XV de France (mais si on va les avoir, mais si on va les avoir, mais si on...). J'ai bien sûr gardé La Môme (qui s'appelle "La Vie en Rose" dans la version anglaise d'ailleurs, allez savoir pourquoi ils ont changé le titre mais gardé la langue française...)

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Le poster des Simpsons a été remplacé par un film avec Laetitia Casta ("Nés en 68"... pas vu mais l'affiche est jolie)

 

Grâce à un arrivage massif de carte postales, ma carte de France est bien entourée. On trouve "Persépolis" et "Les fautes d'orthographe" à la place de Shrek (hop hop hop rébellion! avec la réputation de grèvistes qu'on se paye Outre Manche je pouvais pas laisser passer ça ^_^)

 

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Harry Potter et Spiderman 3 ont respectivement fait la place à "Comme une image" et "Sa majesté Minor" (celui là il est tellement bizarre que j'espère que ça leur fera pas un choc si ils décident de le voir à cause de l'affiche...)

 

DSCN6353et puis des photos de crocus... parce que y'en a partout et que j'aime bien (avec quelques tout petits perce-neige en plus)

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1 mars 2009

As long as they beat the English...

Weekend rugby, vous l'aurez compris...

 

Pas de coupure de courant généralisée comme pendant le premier weekend du tournoi, mais pour une fois ça fait du bien d'être Française au pays de la Rose...

 

"Bien joué"
"superbe match"
"rholàlààà vous avez battus les gallois!"

 

merci, merci... Vendredi j'ai presque frôlé la crise cardiaque et je criais toute seule devant la télé... ben oui, toute seule parce que les deux gallois de la maison n'étaient pas devant le poste... personne à agacer...
Maintenant on attend le 15 mars en se rongeant les ongles et en espérant que les petits du XV de France vont être à la hauteur contre les anglais... parce que nous aussi, tant qu'on bat les anglais, le reste on s'en fout.

"1,2,3,4

 

We don't wanna be,
Your enemy,
But when we're on the field,
It's red, white and green,

 

Got beat by the Irish,
Got beat by the Scots,
The French had a struggle,
But you're the one we want,
We want...

 

As long as we beat the English,
As long as we beat the English,
As long as we beat the English, we don't care

 

As long as we beat the English,
As long as we beat the English,
As long as we beat the English, we don't care
We don't care"

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En plus, ça a eu l'avantage d'être le meilleur match du weekend... les français sont remontés dans l'estime des britanniques...

DSCN6392Aujourd'hui, première journée véritablement printannière (oui encore une photo de fleurs, et alors?) on fermait le weekend en beauté avec le Hereford Marches 7's, un tournoi entre plusieurs écoles

(Hereford joue en bleu et jaune, j'ai vu que les matchs contre Worcester et Brecon... on a perdu... mais c'était sympa!)

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des matches à 7 contre 7 d'une trentaine de minutes, et une loterie avec un prix très... convoité. (et qui brille dans le soleil...)

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Bonne journée, presque chaude, et on croise les doigts pour que ça continue!

15 mars 2009

Intermède chips

Dans la lignée du Black Cat Inn, blog de mes chers compatriotes bretons mais eux exilés en irlande, et plus particulièrement à la suite de ce poste, J'ai moi aussi décidé de tenter l'expérience chips Walkers...

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J'ai donc allègrement jeté mes Pounds (ou livres sterling) par la fenêtre pour faire l'acquisition de six paquets de chips, que j'ai ouvert, non sans trembler, pour donner à mon tour mon avis sur ces nouvelles saveurs euh... exotiques.

commençons par le commencement, c'est à dire le petit dej:


Builder's Breakfast:

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J'ai beaucoup aimé, surtout le mélange saucisse/bacon, et effectivement, il y a un gout de Baked Beans, très sympa... sauf qu'on sent malheureusement pas le goût jusqu'au bout du paquet...





Onion Bhaji:

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Ah, ça, pour sentir les oignons on les sent... j'admet que ça a le vrai gout d'Onion Bhajis (j'en ai mangé il y a deux jours...) la pointe de coriandre est assez forte pour qu'on la sente tout du long... mais par contre faut filer se laver les dents après... ensuite c'est vrai que les chips aux oignons c'est pas ça qui manque de ce côté de la manche... donc à part le coriandre, le goût m'a pas tellement surprise...


Cajun Squirrel:

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Moui, sympa, ça a le mérite de pas avoir le goût bateau de toutes les chips d'ici, et y'a un arrière goût rigolo derrière le paprika... mais j'ai pas apprécié outre mesure...





Fish and Chips:

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Yuck! je rejoins les irlandais là dessus... c'est le seul paquet que j'aie pas fini... non seulement le goût de poisson est limite avarié, mais en plus il donne l'impression de mâcher des arêtes... je déconseille!




Chilli and Chocolate:

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Pas vu l'intérêt... c'est des chips pimentées avec un arrière goût sucré... ils ont dû vouloir faire original, c'est raté... non seulement ça arrache, mais en plus le goût est pas terrible...






Crispy Duck and Oisin:


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Trop sucré pour moi, je suis pas trop fan des chips goût viande en général... j'avais l'impression de manger du canard séché en tranches croustillantes... ça fait bizarre...






Mes grands gagnants sont donc les Builder's Breakfast... j'ai trouvé original sans l'être trop, et le goût était vraiment sympa, même si il gagnerait à être plus fort... maintenant, reste la GRANDE question:

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Qui osera goûter les Walkers goût Marmite?

1 mai 2010

J3: Les Cotswolds, Stratford-upon-Avon et Warwick Castle

Après notre journée de repos, nous avions prévu 3 destinations pour notre troisième jour en Angleterre. Au menu, les Cotswolds, Stratford-upon-Avon et le château de Warwick.

DSC_0072Nous avons donc décollé relativement tôt de Ross-on-Wye pour prendre la route vers l'Est et arriver dans les Cotswolds vers le milieu de la matinée. Les Cotswolds sont une chaine de collines qui s'étendent de la région de Bath jusqu'à Chipping Campden et quiDSCN7364 abritent plein de villages plutôt mignons dont les maisons sont fabriqués avec les pierres de la région. L'année dernière, une collègue m'avait déjà conseillé d'aller y faire un tour et m'avait particulièrement recommandé le petit village de Bourton-on-the-Water, également connu sous le nom de "Venise des Cotswolds" et dont le centre ancien est construit de part et d'autre d'une petite rivière et qui a donc construit plusieurs petits ponts en pierre pour permettre aux piétons de passer d'une rive à l'autre.

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Comme toujours nous avons fui le parking payant pour aller se garer dans une rue de lotissement et nous avons passé une bonne petite heure dans le centre et sur le bord de la rivière en compagnie des canards avant de repartir pour Chipping Campden, plus au nord.

DSCN7371Ce village, contrairement à Bourton, est assez peu fréquenté par les touristes ou même les anglais. Il reste malheureusement le problème des voitures qui sont garées partout et qui gâchent donc un peu le paysage. Le village en lui-même présente un grand nombre de petites cours intérieures très mignonnes et un grand nombre de belles chaumières si on sort un peu de la rue principale.

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DSCN7380"Chipping" vient du vieil anglais ceping qui signifie "place de marché", et on peut donc voir DSCN7377dans le village le hall du marché (des arches de pierre en fait) qui ont été construites en 1627. Les maisons sont construites en pierre des Cotswolds, ce qui donne une couleur miel (dixit le guide touristique) aux bâtiments.
Outre la rue principale, il est nécessaire de faire un détour par l'église St James qui se dresse en retrait du village et qui est entourée d'un joli cimetière et de bâtiments de style gothique dans le parc extérieur.

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DSCN7403Après un bon repas et un thermos de thé (indispensable...) nous avons fait route vers le Nord en direction de Stratford-upon-Avon, ville de naissance et de mort du célébrissime William Shakespeare, construite sur la rivière Avon (qui coule aussi à Bath). DSCN7395
Point positif: très jolie ville qui a conservé des bâtiments à colombages (timber framed houses) noires et blanches et où de nombreuses rues sont piétonnes, sans parler de la culture du théâtre qui y règne, plusieurs théâtres sont répartis dans la ville et les pièces de Shakespeare y sont régulièrement jouées.

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DSCN7404Point négatif: Parking payant, et surtout limité... c'est à dire qu'on paye pour une heure (au moins là où on était, il y a des parkings près de Holy Trinity Church où on peut rester deux heures.) et qu'on doit courir pour visiter la ville... très frustrant donc. On s'est donc retrouvés à suivre un circuit délimité par le guide touristique pour avoir un aperçu de tout DSCN7407sans vraiment pouvoir s'arrêter.

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DSCN7418La maison natale de Shakespeare, High Street, Nash's house (la maison du mari de la petite fille de Shakespeare), Guild Chapel, Grammar School... on a quand même pu prendre quelques minutes pour voir Holy Trinity Church où le dramaturge et les membres de sa famille sont enterrés avant de repartir en passant le long de l'Avon pour voir le RSC (Royal Shakespeare Company Theatre) qui est... en travaux.
Passage devant des pubs divers et variés dont certains portent le nom DSCN7420de personnages Shakespeariens (bonjour, Cordelia, on se connait bien non?), agréable petite surprise quand, en passant devant le magasin de livres WHS on le trouve illustré d'une citation de Titus Andronicus et enfin, frustration extrême de ne pas pouvoir fouiller une boutique dont la devanture paraissait prometteuse...

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Passage express donc, quand le guide recommande une pause de deux jours (un seul aurait suffit, mais une heure c'est vraiment trop court). La note suit donc cette logique puisque j'ai pris plein de photos sans savoir vraiment ce que je photographiais... une vraie touriste en puissance... et c'est vraiment dommage.

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DSC_0106Nous avons finalement poussé jusqu'à Warwick (prononcer Worrick), à quelques miles de là, pour aller visiter le château (visitable entièrement sur internet). Nous avons cette fois trouvé à nous garer DSCN7438gratuitement et avons pu accéder au château rapidement pour profiter de la fin d'après-midi. Le château est lui aussi construit sur les bords de la rivière Avon et date de l'époque médiévale. Il a été vendu à Tussauds en 1978 ce qui a permis de lancer un programme de restauration du château et des jardins.

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DSCN7436En 2005, le parc du château a accueilli la plus grande catapulte au DSCN7465monde, le trébuchet, qui mesure 18 mètres et qui est actionné quotidiennement devant les spectateurs. A l'intérieur du château, on trouve plusieurs attractions à l'intention des visiteurs, les jeunes comme les moins jeunes, et des personnages de Mme Tussaud qui sont répartis dans les différentes pièces.

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DSCN7427On peut également monter au sommet du donjon pour avoir une vue des alentours.DSC_0097
Les jardins du château comportent une roseraie qui a été inaugurée en présence de Lady Di et des jardins intérieurs créés par Robert Marnock (le parc extérieur a été repensé par Lancelot Brown au 18ème siècle).
Warwick passe pour être l'un des châteaux les plus hantés de Grande Bretagne.

19 juillet 2010

J5: Croome Landscape Park

Oui, je sais, je crois que je viens d'exploser le record de la note qui se fait le plus attendre sur un Blog. Que voulez-vous... quand on travaille...
J'en viens à me demander comment je trouvais le temps de tenir le blog à jour l'année dernière

***
flashback

pas de voiture + une vie sociale réduite + un emploi du temps d'assistante + la nuit qui tombe à 16h en hiver + une petite ville
***
ah oui, c'est vrai... malgré tout, ça dégageait plus de temps libre que maintenant.
Enfin bon, tout est bien qui finit bien puisque cette année de forcenée a finalement payé et que je me retrouve fraîchement Agrégée en Anglais, ce qui, par conséquent, me libère un peu de temps pour finir le compte rendu de notre épopée de Pâques.

DSC_0156Nous en étions donc au 5ème et dernier jour de vacances dans le Herefordshire, et nous avions décidé de revoir nos ambitions routières à la baisse et de ne pousser qu'à quelque kilomètres de Ross-on-Wye pour nous rendre à Croome Landscape Park.

Ce choix a été dicté uniquement par le hasard puisque la veille, je recherchais des sites dessinés par notre cher L."C". Brown et que je suis tombée, entre deux photos, sur la mention de son parc le plus abouti qui, Ô merveille, n'était pas loin du tout de chez nos hôtes.

Croome est en fait le premier projet deDSCN7581 Capability Brown à avoir abouti, ce qui en fait une référence dans le monde du paysagisme anglais. Malheureusement, le domaine a été utilisé au cours de la seconde guerre mondiale comme base d'atterrissage et les bassins ainsi que la rivière se sont lentement bouchés.
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Croome Court était la propriété du Comte de Coventry, sixième du nom, qui demanda à Brown de plancher sur les jardins du parc. Brown s'est alors attelé à une tâche gigantesque qui devait aboutir à son travail de DSCN7560référence. Il a notamment détruit une église (qu'il a reconstruite plus haut) ainsi que "déplacé" (rasé) tout un village qui se trouvait sur la propriété. Il a également dessiné la "promenade", ce parcours que les jeunes victoriennes appréciaient tout particulièrement au bord de l'eau. Il a donc fallu trouver l'eau et creuser des bassins et même une rivière. Rappelez-vous que Brown était partisan de jardins "naturels" dont la beauté ne devait rien à la nature, et qu'il pouvait totalement transformer un paysage, créant de nouvelles collines ou des lacs artificiels par exemple.

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en 1963, l'autoroute M5 a été construite, coupant une partie des 271 hectares du parc.
Finalement, en 1996, National Trust a racheté le domaine et a entrepris de le rénover afin de l'ouvrir au public.

Ceci explique sans doute que ce que nous avons pu voir est loin de ressembler au parc de Berrington Hall.
Croome Park s'étend sur des centaines d'hectares et Brown avait prévu plusieurs parties distinctes dans son plan des jardins.

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Nous sommes donc arrivés en premier lieu en haut d'une butte surplombant le parc DSC_0160(immense), juste à côté de la fameuse petite église (qui, en passant, contient des statues magnifiques).
Contrairement à Berrington qui est, pardonnez-moi l'expression, relativement paumé, Croome Park semble être la destination tacite de tous les anglais pour la promenade de l'après-midi. On y voit donc des familles poussant laborieusement leur poussette le DSC_0164long de l'étang ou sur la côte qui mène à la sortie.

Nous avons débuté notre visite en passant par le "sous-bois", où plutôt ce qui est destiné à l'être, puisque les anciens arbres ont été rasés lors de la seconde guerre mondiale, et que ceux qui ont été replantés sont loin d'avoir atteint leur taille adulte. Les espèces de plantes ont été choisies à cause de leur odeur, ce qui permet à ce petit bout de terre de s'approprier le nom de "exotic shrubbery".
hmmm... peut-être dans quelques années.

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Le chemin nous mène aux serres, qui ressemblent étonnamment à des temples romains. DSCN7561On trouve autour quelques statues (un druide, un faune, une urne) qui donnent un côté bourgeois au parc (bien loin des crottes de moutons de Berrington).

DSCN7571Nous arrivons enfin au lac qui, à mon avis, reste l'endroit reflétant le plus fidèlement l'esprit Brownesque du lieu. On retrouve l'étendue d'eau indispensable dans laquelle se reflètent des arbres des toutes sortes, et au milieu de laquelle se dresse une petite ile.
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DSCN7576C'est ce qu'on appelle typiquement un "Lake Landscape", et on y arrive en passant sous un petit pont de pierre, autrefois incrusté de coquillage. Sur les bords du lac, on trouve le "grotto", une grotte artificielle qui elle aussi était autrefois incrustée de coquillages et de pierres semi-précieuses. On se promène en passant par des passerelles qui mènent d'une île à l'autre avant de nous ramener vers la rivière.

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Il faut se rappeler que toutes les pièces d'eau sont artificielles. ce qui implique que ce n'estDSCN7604 pas la "rivière" qui remplit le lac. Cette rivière est une réplique "miniature" de la rivière Severn, à la courbe près. Elle s'arrête au bout du parc; pas de source, pas de courant. le fond des bassins est recouvert d'argile pour les rendre étanches. Mais alors comment se remplissent-ils?

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DSCN7562Le parc est en fait truffé de galeries enfouies et tapissées de briques DSCN7596dont le but est d'amener l'eau de pluie jusqu'au lac et à la rivière. Le plus dur est simplement de le garder à l'esprit quand on se promène au bord de l'eau; et cet oubli est de toute façon le but recherché de Brown.
Après le lac, nous avons décidé de marcher un peu le long de la rivière pour nous éloigner de la foule. Il s'agit en fait d'une partie du parc qui a été moins aménagée que le reste, et qui est donc moins accessible aux poussettes. Peu de gens viennent à Croome pour avoir un peu de calme, et le parc ressemble finalement à un immense jardin familial. C'est pourquoi il faut longer la rivière pour profiter d'une relative solitude.

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DSCN7619Nous avons ainsi pu apprécier le Hall sous tous ses angles, avant de revenir en visiter l'intérieur.
Petite déception à ce moment-là: l'ouverture au public a poussé National Trust à "rénover" l'intérieur des pièces à grand coup de peinture et d'attractions pédagogiques plus ou moins réussies.

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Autre petit regret, les travaux qui entouraient le bâtiment de barrières rouges et deDSCN7620 bâches en plastique, ce qui nous a obligé à prendre nos photos selon des angles choisis (la plupart du temps avec un arbre devant les bâtiments pour cacher ces horreurs).

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Nous avons quand même passé un excellent moment et une très bonne journée (nuageuse, certes, mais aux températures estivales) avant de rentrer sur Ross et de faire nos bagages pour la journée du retour, le lendemain.

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J'avais prévu de faire une autre note sur notre journée à Plymouth DSCN7647puisque nous comptions aller garer la voiture sur le parking de Brittany Ferries en attendant l'embarquement à 22h, ce qui m'aurait enfin permis de profiter de la ville après avoir été continuellement frustrée par le poids de mon sac qui m'interdisait toute visite l'année dernière. Eh bien non, le stationnement sur le parking est, lui aussi, payant au delà de deux heures. Nous avons donc visité le marché intérieur au pas de course et les quelques boutiques ouvertes (dimanche oblige, même si les anglais sont plus souples en ce qui concerne le repos dominical) avant de repartir vers le terminal, nos achats sous le bras.
Notre après-midi shopping à Plymouth s'est donc résumée à 1-2-3 Soleil en ville avant de revenir poireauter dans la voiture de 16h à 22h (eh oui, on était arrivés tôt pour pouvoir profiter de quelques heures en ville, qu'on aura finalement passées à lire sur un matelas de camping dans le coffre du Kangoo...).
Notre petite consolation a été d'être affectés dans un salon privé (ou en tout cas désert) pour notre nuit de retour sur le Ferry, ce qui m'a permis de dormir quelques heures avant d'arriver fraîche comme une rose (ou presque) en cours le lendemain matin.

8 février 2022

J1: premières déambulations

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Ou comment préparer un programme et ne pas le suivre du tout.
Les plans les plus solides s'effondrent parfois devant l'évidence. Et à Prague, c'est la météo qui dictera le tempo.
Marcel fait de sont mieux, mais les températures de la semaine ne devraient pas dépasser 7 degrés.
Le vent se lève en soirée, comme on a pu le constater hier à la descente de l'avion,
Et pour ce qui est de l'amplitude lumineuse, il faut tabler sur du 7-17h.

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J'ai donc dans ma besace des plans en intérieur, des plans en extérieur et des plans en transhumance, et à moi de les placer au bon endroit et au bon moment.

IMG_6184Premier impératif: la visite du pont Charles? Une rando sur les pas de Kafka ? Un concert dans une église baroque?
Non: aller changer une petite somme en couronnes Tchèques histoire de pouvoir utiliser les toilettes publiques en cas d'urgence (comment ça, c'est du vécu ?)
(Nous ne sommes que douleurs et finitude) 

Ce qui n'empêche pas de prendre un joli chemin pour arriver au bureau de change.

EDIT

Or donc, si vous êtes curieux, vous prendrez la direction des WC sous le pont du théâtre national où vous ferez la connaissance d'un vieux monsieur qui passe la journée à regarder la TV tchèque en nourissant sa gerbille de compagnie pendant que tous les touristes de Prague en détresse s'arrêtent quelques minutes avant de ressortir avec un air à la fois gêné et Ô combien soulagé.

/EDIT

Je me mets donc en route pour le pont qui traverse l'île des Archers et qui est, pour ceux qui suivent, à 50m. de l'auberge.

50 mètres que je ferai en 20 minutes à force de prendre des photos en route.
Je pense que la cause la plus répandue de mortalité de touristes à Prague doit être la percussion par un tram pendant la contemplation des façades de la ville.IMG_6191
IMG_6168Ne rentrons pas dans les détails, mais sachez juste que Prague se vit le nez en l'air et les pieds sur les pavés.

IMG_6212Je traverse la Vltava et je remonte la rive gauche en direction du pont Charles. Le coin de Kampa, une île artificielle le long de la rivière est apparemment apprécié en été par les locaux mais il fait un peu triste mine en hiver. La présence peu discrète de travaux sur les berges n'arrange pas les choses.IMG_6206

On peut quand même passer devant une des sculptures de David Černy, artiste incontournable même si contesté de la ville de Prague.

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Ça reste une balade matinale plutôt chouette qui permet surtout d'arriver tout en dessous du Pont Charles avant de l'emprunter.

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IMG_6234Je me prépare mentalement à combattre ma misanthro-agoraphobie mais passées les dernières marches qui mènent au pont, miracle: de horde de touristes, point.

Moi qui m'étais jurée de me lever aux aurores un de ces jours pour profiter du site, je me retrouve sur un pont presque désert où règnent les mouettes qui viennent se percher sans gêne sur la tête des statues qui le gardent.

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(Moi quand j'entends un bruit suspect en classe) 

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(Moi quand j'enseigne les verbes irréguliers aux STMG)


IMG_6342Bon, du coup je passerai peut être encore plus tôt demain... Si j'ai le courage. En attendant, je fais quand même un saut à la statue de St Jean Népomucène, martyr jeté dans le fleuve par Wenceslas IV pour avoir refusé de divulguer les confessions de la reine. On dit qu'au moment où son corps toucha l'eau, 5 étoiles flottèrent à la surface de la Vltava. On dit aussi que frotter les plaques du piédestal vous assure de revenir un jour à Prague.

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Et puisqu'on aime décidément partager nos germes en cette période de pandémie, vous pourrez aussi aller frotter la plaque qui se trouve sur la droite et formuler un voeu en joignant chaque doigt de votre main à une étoile.

À l'extrémité est du pont se trouve le Klementinum, un bâtiment qui se trouve en bonne place en haut de ma liste des trucs à visiter.
Autant dire que la dame qui distribue des flyers pour le concert de musique classique de demain a l'air un peu surprise quand elle se fait littéralement agresser par une touriste qui veut avoir tous les détails.

IMG_6249Flyer en poche, je trouve un bureau de change qui peut prendre mes euros à raison de 1 pour 25 couronnes Tchèques (une autre arnaque à éviter, outre les taxis, sont les bureaux de change qui vous prennent une misère pour vos sous. Demandez au moins 2500 couronnes pour 100 euros, payez toujours en CZK et n'utilisez ja-mais les distributeurs ATM qui clignotent partout en ville).
Une fois mes sous récupérés, (à moi les toilettes publiques), je prends la direction de la vieille ville pour, normalement, m'y perdre deux bonnes heures.20220208_105633
(si quelqu'un sait où trouver ce banc de génie pour les mojitos au Chat qui Louche, je suis preneuse!)

Mais là encore, je dois me rendre à l'évidence: la batterie de mon reflex n'aime pas, mais alors vraiment pas le froid et montre des signes de détresse vitale au moment où je vais vraiment commencer à mitrailler.

Deux solutions: soit passer en mode téléphone, soit prendre une heure à l'auberge pour la recharger et ressortir ensuite.

Ça sera l'option 2, qui me permettra aussi de repérer un magasin de photo dans la ville et d'aller y acheter une batterie de secours.

(et accessoirement de faire le panorama du jour depuis la fenêtre de la chambre)

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C'est quand même pas une petite chute de mercure qui va m'empêcher de visiter la ville...
Non mais ho!

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Place, finalement, à la déambulation dans les rues de Prague, ses façades pastel, ses musiciens de rue, l'odeur des trdlník et des échoppes de CBD qui s'entremêlent dans le froid glacial.

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Mes pieds finissent par me porter au grand café orient, bâtiment à l'architecture cubiste qui se fond entre deux façades néo-classiques, pour une pause latte/goûter.

 

 

 

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L'intérieur du café suit la logique cubiste jusque dans les plats et les pâtisseries. C'est un peu cher mais plutôt réservé aux initiés et un peu de calme et de jazz n'ont jamais fait de mal à personne.

20220211_184443La fin de la journée se résumera à 2/3 courses à... Tesco (pas trop dépaysée de ce côté là) histoire de ramasser quelques trucs indispensables à un petit dej de qualité qui soit un peu plus satisfaisant que celui que j'ai payé une blinde ce matin à l'auberge.

D'ailleurs voilà quelques photos de mon lieu de villégiature pour la semaine: 

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7 février 2022

Une pulsion nommée Praha

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Si on m'avait dit il y a quelques années que je deviendrais impulsive, j'aurais bien rigolé, et puis je serais repartie me plonger dans un bouquin, le dos bien calé dans un oreiller.

Mettons une décennie plus tard, mon côté Took s'est bien développé et la route, où qu'elle me mène, a des accents de sirène difficiles à ignorer.

 

 

En l'occurrence, il a suffi qu'on murmure "Prague" à mon oreille pour que ma boussole intérieure se fixe résolument vers l'est.

Passeport, check
Billets d'avion, check
Auberge (of course), check

Prochaine destination...

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Tchèque

(Est-ce que je prépare cette blague depuis une semaine? Oui...)
(Est-ce que j'en suis fière?)
...
...
...
(Disons que non pour sauver la face)

Et donc après un énième test PCR qui a ressemblé peu ou prou à ça:

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Je suis en route pour compléter ma collection de drapeaux bleu blanc rouge
🇬🇧🇮🇸🇨🇿

Mais comme toujours, passage obligé par la case "transports en commun" pour rejoindre l'aéroport de Charleroi.

Arrivée en gare d'Arras avec 40 minutes d'avance (#TeamStress), je vois mon TGV qui accuse 1h40 de retard.

Du coup je saute dans le TER à quai pour rejoindre Lille et attraper ma correspondance.

Angoissée de la Vie 1 - SNCF 0

Brrra


S'ensuit une aprem relativement interminable entre trains et bus avant de rejoindre l'aéroport.

Enregistrement, check (promis j'arrête) puis commencent 2 longues heures d'attente pendant lesquelles je m'adonne à ma passion: observer les gens (et dépenser 5 balles au relay pour une bouteille de jus d'orange).

Après un vol sans histoire (est ce que ça compte quand les passagers applaudissent le pilote à l'atterrissage ?), arrivée tardive à Václav Havel, l'aéroport à 17km à l'ouest de Prague.

De mes heures de visionnage de vidéos sur YouTube, j'ai retenu deux ou trois choses. Parmi elles:
- les bus ne circulent plus après 23h (dommage, ça coûte 1.5 euros pour rallier le centre ville)
- les taxis sont des arnaques ambulantes.

J'ai donc pris les devants et c'est Michael, chauffeur d'une compagnie privée et validée qui m'attend dans le hall avec mon nom sur une pancarte.
Le temps de dire "dobrý den" et il me soulage de ma valise (7kg... On y reviendra) et m'inonde de tchèque auquel je ne peux que répondre par un sourire contrit (et caché par mon masque).

J'ai comme tout le monde (enfin la plupart des... Bon... Les gens motivés) appris une dizaine de mots de secours mais de là à tenir la conversation dans un taxi par dessus le top hit de la radio... Euh... Non.

Michael me conduit donc prestement et efficacement jusqu'au centre ville qui se dévoile d'un coup au détour d'un virage.
La vue sur le château et le théâtre national depuis le pont qui enjambe la Vltava est grandiose.

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Mon auberge se trouve sur la rue Nationale (Národní) et si je peste un peu quand la réception m'annonce un dortoir au sixième étage (7kg... Je rappelle ma passion pour le sport) la vue plongeante sur le château illuminé une fois passée la porte me met instantanément en mode Princesse Disney.


Et moi, la clé de la plus haute salle de la plus haute tour, je l'ai.

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8 août 2017

The road back through the North

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Vu que la boulette que je suis avait oublié son passeport la veille, on avait renoncé à passer par Derry et ses murs peints. On l'a donc gardé pour la route du retour vers Dublin qui doit nous faire passer par l'Irlande du nord et la chaussée de géants.
Finalement, aucun passeport ne nous est demandé et le seul signe que nous approchons de la ville nous est donné par les différents panneaux routier sur lesquels Londonderry est vandalisé pour ne laisser que la deuxième partie du nom de la ville.

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IMG_8715Nous nous garons autour du Bogside, quartier qui comprend la majorité des fresques politiques du coin. C'est à cet endroit que l'armée britannique avait réprimé les mouvements sociaux irlandais et fait 13 morts parmis les plus jeunes habitants de la ville. Les fresques témoignent de cet épisode et font aussi référence aux différents mouvements indépendantistes autour du monde.

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Vu les heures de route qui nous attendent jusqu'à Dublin, on évite de trop s'attarder et on reprend la route en direction de the giant's causeway, sur la côte au nord de Bushmills.

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Fidèle à son appartenance au royaume uni, le parking du site est payant et il faut compter 6 euros pour se garer en contrebas. On trouve des Park and ride dans le centre de Bushmills, mais le temps nous est compté.

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IMG_8808L'accès aux pierres en lui-même est gratuit, à moins de vouloir profiter des navettes ou des visites guidées.


On se rend rapidement compte que les photographes fournissant les clichés officiels du site doivent être armés d'une patience en béton ou d'un pass spécial vu le nombre de touristes qui envahissent le coin. On a quand même un peu l'impression d'être sur une fourmilière malgré le caractère indéniablement grandiose de l'endroit. Gros big up à l'architecte du national trust qui a cru que ce serait une bonne idée de mettre des tuiles hexagonales sur le sentier menant au site.

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On doit avoir à peu près le même humour...

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IMG_8827Ce sera notre dernière bouffée d'Irlande avant les kilomètres qui nous séparent du Dublin et de la dernière soirée, entre pubs et achats compulsifs... Un pot o' gold n'aurait pas été de trop finalement.

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11 août 2021

De la lune à Mars

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Avant de repartir pour l'Islande, je n'avais pas vraiment de programme précis...

Le voyage s'est principalement décidé sur un coup de tête. Un coup d'oeil aux billets d'avion, un coup de fil à l'auberge et c'était réglé... Je repartais en Islande, j'allais revoir mon petit coin de paradis, j'emmenais une copine (puis deux) avec moi pour le partager avec elles.
En ce qui concerne les activités sur place, j'avais deux trois idées mais sans prévoir les choses trop précisément.
LA seule chose incontournable-non-négociable, c'était d'aller voir le volcan qui est né en Mars de cette année et qui depuis a fait couler beaucoup d'encre et tout autant de lave.
Mais monsieur le volcan est timide et n'est dernièrement actif qu'en toute fin de journée.
Il a pointé le bout de son cratère à quelques kilomètres de Grindavik, sur la péninsule de Reykjanes et si nous avons bien vu un rougeoiement dans le ciel le soir de notre arrivée, j'ai un besoin assez viscéral d'aller le voir de près.
Puisque mes deux comparses sont encore non-initiées à l'île, c'est aussi l'occasion de leur faire voir deux sites géothermiques de la péninsule : Seltún et le Blue Lagoon.
La logique voudrait qu'on commence par la randonnée puis que nous allions paresseusement infuser dans l'eau Turquoise du lagon, 
mais en matière de Volcan, point de logique qui tienne. 

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Nous prenons d'abord la route Sud de la péninsule en direction de Seltún. La voiture avale les kilomètres dans un paysage lunaire composé principalement de champs de lave anciens percés ça et là par l'eau miroitante d'un estuaire. 

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(Quand tu as trop regardé Nus et Culottés et que tu te retrouves derrière une autre Kia Picanto: "azyyyy, on fait une photo genre on a posé la caméra sur le bord de la route et en fait c'est nous!")

Quelques routes sont fermées pour cause de nidification des sternes ("des oiseaux entre la mouette et l'hirondelle" selon Marion qui a manifestement aussi un diplôme en poésie ornitologique.) 

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(le fameux panneau "déviation"...)

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Seltún ouvre rapidement le bal de ses vapeurs souffrées, puis nous arrivons à midi au Blue Lagoon pour un moment franchement détente entre filles.
Jus de carottes - gingembre, masques à la silice et prélassement sans culpabilité aucune dans l'eau bleu laiteux...
Histoire d'immortaliser l'instant, nous avons une GoPro qui s'avère fonctionner de façon très approximative, et surtout sans aucune garantie d'enregistrement.
Frustration, frustration... Que faire...
Je propose un peu frileusement d'aller chercher mon portable (non étanche) pour quelques photos en fin de séance puis on aborde deux américaines qui font également des photos pour demander un portrait de nous 3 contre un portrait d'elles deux.
La plus jeune me prête son appareil et je m'extasie devant la qualité de l'image.
La demoiselle (qui nous l'apprendrons plus tard se trouve être militaire de formation) nous propose alors un vrai shooting personnalisé façon influenceuses Instagram et propose de m'envoyer les portraits par WhatsApp.
#Joie
Le résultat dépasse toutes nos attentes et Fafa admire son habileté à "Shooter aussi bien avec son téléphone qu'avec une arme".
Encore une rencontre improbable pour un moment que l'on n'oubliera pas...
On resterait bien encore quelques heures mais on a un volcan sur le feu.

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La randonnée dure à priori entre 3 et 4 heures aller-retour, il est temps de partir si on veut la finir avant le soir... Le volcan a beau être une "éruption pour touristes", il peut vous faire fondre tout ou en partie ou vous asphyxier avec les gaz émis par le champ de lave. Sans parler du sentier lui même qui présente son lot de passages glissants et escarpés. Autant dire qu'il vaut mieux bien préparer la rando et éviter le retour dans le noir.

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On se gare au parking en bord de route Sud (qui sera peut être submergée d'ici quelques semaines par la lave qui continue d'avancer). Dès la route, les coulées noires sont visibles sur les flancs des collines. 
J'imaginais le cratère plus encaissé, mais la vision depuis le parking donne clairement l'impression d'une gigantesque baignoire qui a débordé depuis les hauteurs.
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On s'engage sur le sentier aménagé par l'état Islandais et au bout de quelques mètres, le premier signe du volcan est une odeur de poudre, entre le charbon et les feux d'artifice, qui va nous accompagner une bonne partie de la balade.
Marcel a levé le temps gris du matin (parfait pour un shooting mode mais un peu bof pour une randonnée en montagne) et les collines ocres et rouille du site de l'éruption tranchent avec le noir mat de la lave dans la vallée. 
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(Quand tu as trop regardé de pubs pour sacs à dos et que tu en as marre de faire la pub pour la Kia Picanto: "là où les chemins vous mènent")
Un petit vent frais nous accompagne sur le parcours qui ne présente qu'une seule partie un peu raide (où l'on peut s'aider d'une corde) avant de monter puis descendre en plateaux successifs jusqu'au point de vue final sur le cratère.
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Pas de lave en fusion à l'horizon (nous apprendrons dans la file du retour à l'éroport qu'il fallait continuer au delà de la première webcam pour avoir une meilleure vue du cratère), mais le parcours qui surplombe la vallée de Natthagi, remplie de lave noire et de fumerolles, est franchement grandiose. La vue embrasse la côte jusqu'à la mer, en passant par les creux et les crêtes tout en brun, vert, jaune et noir qui donnent un côté extra-terrestre au paysage.

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(Fafa, future photo-reporter à Nat Géo)

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Les touristes sont assez rares (peut être à cause du repos du cratère) ce qui rend la promenade très agréable.
Entre le parking et le sommet, une heure et demie suffit largement, pauses pom'pote et selfies incluses.
Le retour se fait par le champ de lave dans lequel on peut s'avancer jusqu'à toucher la coulée refroidie en surface.
Un panneau à l'entrée du site rappelle que de la lave en fusion peut encore circuler en dessous et qu'il est donc dangereux de marcher sur la croûte 

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(mais certains touristes ne savent manifestement pas lire... étant pro-Darwin, je me tais.)
Effectivement, la lave émet de temps à autre des dégazements soudains et même aux endroits apparemment solides, on voit des cheminées de chaleur qui font onduler l'air de la vallée.
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Les distances paraissent toujours plus longues en Islande, limitation de vitesse oblige, et nous avons souvent deux bonnes heures de route pour rallier Fljótsdalur. Nous repartons donc vers le parking et nous apprêtons à monter dans la voiture quand un couple âgé s'approche de nous et nous fait comprendre dans un anglais très hésitant qu'ils sont basés au camping de Grindavik et qu'ils aimeraient bien trouver quelqu'un qui les y emmène. Perclus de rhumatismes (ou de courbatures post randonnée), les yeux un peu vagues, l'hygiène pas forcément très nette, je saute évidemment sur l'opportunité de faire une bonne action et on entasse vaille que vaille tour le monde dans la voiture après avoir mis les masques.
Les Kia Picanto ne sont définitivement pas des voitures pour 5 personnes. 
Fanny, un peu comprimée à l'arrière, fait contre mauvaise fortune bon coeur. Marion et moi tentons quelques lancements de conversation qui nous permettent de comprendre que nos auto-stoppeurs sont polonais (les parents de Gorsha rencontrée en 2016?) et franchement perdus. 
Je me convaincs que les laisser en plan sur le parking les aurait conduits à une mort certaine quand, arrivés à Grindavik (bourgade d'une centaine d'habitants), ils semblent ne plus savoir où se trouve le camping dans lequel ils disent résider depuis 3 semaines.
Waze nous sauve encore une fois la mise et c'est mi-effarées mi-amusées que nous reprenons la route après les avoir déposés à bon port.
Après les deux heures de route musicale, petite pause soleil couchant à Gluggafoss, une jolie cascade parmi la multitude qui bordent le côté gauche de notre chemin vers l'auberge, puis nous retrouvons enfin Fljótsdalur dans les dernières lueurs du jour (oui, c'est un tableau récurrent, mais dont on ne se lasse pas).

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4 novembre 2018

Fin du séjour

IMG_1705Matin du dimanche après une petite nuit... 

Marcel a décidé de fusionner avec une autre bonne étoile ce qui nous a assuré un temps magnifique tout le weekend, et la matinée ne fait pas exception.

C'est sous une météo claire et vivifiante que nous partons pour faire nos touristes sur les rives de Westminster, histoire de passer quand même devant Big Ben et le Parlement.

 

Descente de métro à la station Waterloo...

Source: Externe 

... puis balade matinale sous le London Eye et arrivée sur le pont de Westminster d'où nous pouvons admirer... des échaffaudages...

IMG_1706Big Ben prend des allures de Big Box...

Bon, je le savais, et je l'avais déjà vue en Janvier, mais c'est vrai que ça manque au paysage... Les Londoniens et les touristes doivent avoir les Big Boules (les possibilités de jeux de mots sont infinies... je vous ferai grâce du reste).

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 Même Churchill fait la gueule...

...

Ah non, pardon, ça c'est normal.

Petit passage express devant l'abbaye puis l'heure vient de nous séparer pour aller explorer nos envies respectives... Devinez ce que j'ai choisi entre le British Museum et un petit déjeuner?

Source: Externe

Le bus nous attend à 12.30 à Victoria... ce qui, croit-on, nous laisse le temps de faire un peu de shopping.

IMG_1722Direction Oxford Street, rue commerçante de Londres dont les magasins ouvrent à... 12h...

#Déception

Mais que sur le papier... en pratique, ils ouvrent vers 11h

#Joie

bref, on flâne dans les rayons de HMV et on se déleste de notre monnaie dans un gift shop... sans oublier de faire du lèche vitrine et

euh... hein? pardon?!

 

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Ah, bien... bienbienbien... Noël vient de prendre un coup de jeune derrière les oreilles...

Puis nous repartons à la recherche de Victoria Station où je m'énerverai passablement sur le manque de sièges / communication / thé dans le hall d'attente.

En plus j'ai faim...

Mais c'est pas grave, je prendrai un truc sur le ferry...

HAHAHAHA

On passe par le tunnel... 

On pourrait avoir un minimum d'infos sur les opportunités de bouffe du trajet ou pas?

Source: Externe

Bon, on a 15 minutes pour aller chercher un sandwich... dans une épicerie dévalisée...

Euuuh. Chips? 

Chips!

(Pleure un peu intérieurement en repensant aux pancackes de Daylesford)

C'est pas grave, je chopperai un truc dans une épicerie à Lille... 

"Nous vous annonçons que, dû à un train arrêté dans le tunnel, nous ne sommes pas en mesure de partir pour le moment et vous tiendrons informés de..."

MAIS PUTAAAAAAIIIIIIINNNNN

Source: Externe

Bon, du coup, j'ai mangé des chips et des crackers et on a gribouillé des souvenirs dans notre cahier de voyage... et on est rentrés à minuit sur Arras.

Et j'étais à peu près fraîche comme Theresa May le lendemain à mon cours de 8h

Source: Externe 

21 octobre 2023

"Des Indes à l'Angleterre..."

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J'ai toujours aimé les gares et les aéroports. Les événements des derniers jours à Arras ne m'ont pas enlevé ça.

J'ai toujours aimé le mouvement, le croisement des cultures, les gens qui se pressent dans des directions différentes mais dont on imagine la vie au hasard d'un patch cousu sur un sac, ou de quelques mots glanés au détour d'une conversation téléphonique.

Ça me confirme que je trouve mon équilibre dans le mouvement et la rencontre avec l'autre.

Ça me confirme que je continue à avancer. 

Après peu de sommeil ces derniers jours et des heures de transports en commun un peu éprouvantes, mais rendues un peu plus lumineuses par les pianistes de gare, je m'assois finalement en surplomb de l'avion qui va nous emmener à Séoul d'où nous rejoindrons Ōsaka puis Kyūshū pour le retour tant attendu au Japon.

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Une petite bulle.

Sur les télés du terminal, les chaînes d'information continuent de diffuser les images de la guerre au proche Orient.

Il est temps de partir loin. 

Rejointe cette fois ci par mon père et Catherine, sa compagne, c'est un voyage familial qui nous attend. Le premier depuis le Pays de Galles en 2008: il est temps de rattraper le temps perdu.

Le voyage planifié depuis quelques années pour le Japon s'est vu repoussé par le COVID et il a fallu attendre que les frontières rouvrent pour enfin partir, à la découverte d'un Japon plus rural que la dernière fois.

Flash forward après les 16h de vol (dont 2 de sommeil... Au moment où j'écris ces lignes je me rends compte que je peux rester réveillée pépouze pendant 32h) le pocket Wi-Fi, le JR pass récupérés (et mes premières vraies conversations en japonais).

On embarque dans le Nankai express, le fameux train « moins rapide » qui permet de rejoindre le centre d’Ōsaka. (l’autre choix étant le « Rapî:t Airport», le train bleu avec une tête qui rappelle vaguement Batman et qui fait moins d’arrêts)

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C’est parti pour un ersatz de Japon qui me remet les pieds à l'étrier. Les tuiles bleues qui luisent sous le soleil, les maisons traditionnelles couvertes de volubilis et qui se nichent entre deux barres d'immeubles.

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20231021_192421Le balancement des poignées légèrement hypnotique et les cahots du train qui me bercent ont raison de ma résistance et je me retrouve à piquer une sieste express en gardant une oreille sur les annonces du haut-parleur qui annoncent la gare de Namba.

On retrouve, sur le quai de la gare, Yusuke qui, devenu jeune papa, a abandonné femme et enfant pour venir nous accompagner l'histoire de quelques heures pour une promenade dans le centre d'Ōsaka.

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Après avoir déposé les sacs dans les consignes, il nous guide dans Sennichimae Doguyasuji, le marché aux accessoires de cuisine (où on s'arrête bien sûr pour la pause Takoyaki réglementaire).

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puis nous marchons jusqu'à Dotonbori où la rivière se fraye un chemin dans le canal en béton entre les façades gigantesques du Don Quijote et d'Uniqlo.

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Yusuke doit repartir sur Kyoto et nous avons toujours nos sacs à aller déposer à l'hôtel. On profite donc d'un petit café au bord de l'eau dans une ambiance de début de soirée avant de repartir vers Namba, résolus à nous confronter au système de transport qui, dans mes souvenirs, est simple.

 

Spoiler:

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 Hyperdia ne marche plus, mais pour le premier itinéraire, Yusuke m’a envoyé le trajet à partir de l'adresse de l'hôtel que je lui ai donnée. 

Nous avons réservé deux nuits dans une chambre de l'hôtel Seiryuu.

Les transports sont tous accessibles avec la carte Icoca que nous avons reçue pré-chargée par la poste (gloire à Keikaku, le site sauveur de touristes).

"On a pas besoin de charger les Tapioca?" 

(Il reste juste à se souvenir du nom de la carte)

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Bref, on bippe les cartes en direction de Nara, arrêt prévu Ishikiri.

Le train nous dépose sur un quai de gare, la nuit est tombée, le chant des grillons remplit l'air du soir et les petites rues d'un quartier lointain se déroulent devant nous, avec une vue imprenable sur Ōsaka by night.

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Il est temps d'arriver. Nos pieds commencent peu à peu à s'aplatir de marcher sous le poids des sacs.

L'hôtel finit par se dresser devant nous, et on pose notre fardeau dans la réception en attendant de pouvoir récupérer nos clés.

Au bout de 5 minutes à voir le réceptionniste farfouiller dans son ordinateur, on sent que les choses ne vont pas tout à fait se passer comme prévu. Pas moyen de remettre la main sur notre réservation.

On donne un autre nom, on vérifie les dates, le nombre de lits réservés... On finit par ressortir le mail de Booking avec le nom de l'hôtel... (À ce moment-là, nous entrons dans la 30ème heure sans dormir... Rappelons-le)

Il se trouve que le nom Seiryuu est apparemment utilisé par beaucoup d'hôtels au Japon, dont au moins deux à Ōsaka. Celui où notre chambre est réservée, payée, non remboursable, est à une heure d'ici en train, près du quartier de Tennoji et de la tour Tsutenkaku (et donc à deux pas de Namba où nous étions tranquillement en train de boire notre café une heure auparavant).

Branle-bas de combat dans le lobby. Le réceptionniste appelle notre hôtel, explique la situation en Japonais. Je fais preuve de toute la concentration que mon cerveau sevré de sommeil me permet et apporte des précisions ponctuelles. Si je n’étais pas aussi fatiguée, je serais presque fière.

Le réceptionniste nous confirme qu’il est impossible de se faire rembourser si on annule. Leur seule chambre disponible est une chambre hors de prix, le taxi l’est également. Il va falloir reprendre le train pour rejoindre l’hôtel qui se trouve à une heure de là, et dire adieu à ce petit quartier à flanc de colline.

20231021_193543On nous écrit un itinéraire griffonné en hiragana sur un morceau de papier, on réendosse les sacs, puis on reprend le chemin de la gare.

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On bippe les Carioca et nous voilà de retour sur le quai, 30h de veille au compteur, quelques kilomètres dans les pattes, l'estomac résolument vide, à repartir en direction d'un lit qui commence à nous faire sérieusement rêver. 

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Après quelques aventures supplémentaires à Tennoji ("Pourquoi le train repart dans l'autre sens?"), on arrive légèrement hébétés devant une porte vitrée, éclairée, mais décidément close. 

20231021_201118Nous sommes à H+31 et le dernier obstacle entre nous et nos lits se transforme en escape game. Il faut retrouver le code d'entrée dans les mails de confirmation, passer la porte, trouver le QR code correspondant à la réservation, le scanner sur une tablette puis rentrer un deuxième code confidentiel pour ouvrir un casier dans lequel on peut récupérer la clé de la chambre.

Redoutablement efficace, à condition de parler Japonais et de ne pas avoir un cerveau en train de se rabougrir de sommeil.

On parvient finalement à ouvrir la porte d'un mini studio avec deux lits et une banquette dépliante, une salle de bains, une kitchenette avec bouilloire et frigo accompagnés d'un micro-ondes. On va racler les dernières forces pour une sortie express au Konbini croisé sur la route pour récupérer 3 rāmen instantanés et 3 onigiris (mon estomac est, cette fois encore, plus perturbé par le décalage horaire que ne l’est mon cerveau).

On branche en titubant les batteries, câbles et téléphones (petit rituel que nous devrons répéter tous les soirs) et nous nous écroulons finalement sur les couchages pour notre première nuit nippone.

(en bonus pour les profs d'anglais)

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***

Don Quijote - Ou "donki", est le roi du magasin discount au Japon. On le repère à sa mascotte, Donpen (pour Don Quijote Penguin) qui prend la forme d'un pingouin bleu.

Hiragana - Un des systèmes d'écriture au Japon. Les Hiragana sont une transcription phonétique syllabaire utilisés pour les mots d'origine Japonaise. Ils sont accompagnés des Katakana (pour les mots d'origine étrangère) et des Kanji (idéogrammes chinois utilisés pour les concepts). Une phrase peut contenir les trois types de symboles. Les Kanji peuvent se lire de plusieurs façons différentes.

Konbini - Les supérettes Japonaises ouvertes à des horaires indécents et qui permettent d'aller chercher à manger pour les fringales subites au milieu de la nuit.

Onigiri - Boulette de riz fourrée de garniture et protégée par une feuille d'algue.

10 août 2021

Geyser et bikinis

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Petite journée aujourd'hui, histoire d'amortir l'arrivée tardive et la pointe de jetlag qui va avec.

(<- pâtisserie au sirop de noix qui défonce sa maman)

Le réveil s'est pour ma part fait en douceur, les yeux dans le volcan (ou presque... Vu la brume qui s'était levée pendant la nuit) et j'ai évidemment foncé remplir les deux seaux d'eau brûlante pour la douche dans le jardin.
Bon, j'avoue, l'enthousiasme et l'anticipation longuement entretenue font beaucoup quand le froid, la rosée et la brume sont vos principaux compagnons de toilette.
Au moins, si je choppe une pneumonie, je saurai d'où elle vient. (Blague so 2020)
Le programme de la journée se déroulera dans le cercle d'Or avec les classiques visites de Gullfoss, Geysir et pour finir, une petite trempette dans le secret Lagoon à Flúðir.
Si vous voulez éviter les mauvaises surprises comme celle qui nous a fait rebrousser chemin sur une dizaine de kilomètres quand on est tombées sur une route bloquée en direction de Þingvellir, il peut être intéressant de consulter le site road.is qui donne en direct l'état et l'accessibilité des routes.

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En ce qui nous concerne, on a finalement profité de ce petit imprévu pour aller faire la première escale au supermarché Bonus du coin et ses deux chambres froides qui vont vraiment finir par me faire attraper un chaud-froid des familles...
On fera une croix sur Þingvellir, mais au moins on aura de la pitance (et on aura eu un spectacle digne des JO d'une mise en rayon de packs de sodas, alliant passes en hauteur et Tetris à l'aveugle... Je propose une chaîne youtube dédiée uniquement à la mise en rayons de soda pour les nuits d'insomnie... 
Mes digressions sont de plus en plus longues...
Ça va pas aller en s'arrangeant cette histoire...)
Et donc, après avoir fait le plein de roulés à la pizza (un must!), de Skyr et de tranches de fromages, on a fini par reprendre la route.
Gros avantage de partir à 3, et d'avoir un point fixe pour dormir, on a pu amener 9kg de bouffe et le laisser dans le panier de l'auberge. Il nous manque un peu de frais et de quoi faire les pique niques mais sinon on peut espérer manger de façon bien plus équilibrée que les sandwichs fromage-chutney d'il y a 5 ans.
Rebroussage de chemin donc et direction Gullfoss. 
On a pris l'option WiFi dans la voiture et côté conduite, tout est plus intuitif aussi. Déjà je connais un peu le coin, mais c'est quand même bien pratique de se laisser guider par Waze sans avoir à scruter les panneaux en -foss / -vatn / -jökull à dix kilomètres.
Mais quand même, quand je tombe sur un panneau énorme qui m'indique Gullfoss sur la droite, je suis. Tant pis pour Waze. Et tant mieux pour nous puisque la route prise sur une pulsion s'avère finalement être d'une parfaite joliesse... 
(J'ai fait des paris pour placer des mots bizarres dans le blog)
(Non je déconne... J'écris le blog entre 23h et 1h du mat' tous les soirs... Du coup je fais avec ce qui vient.)

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La route, donc, zigzague entre champs et rivières avec l'énorme glacier Langjökull en ligne d'horizon. Le panorama et nos estomacs qui commencent à tirailler nous décident rapidement à arrêter la voiture au pied d'un petit promontoire, rapidement escaladé pour le premier pique nique with a view du voyage. (attention toujours à ne pas marcher sur la mousse quand vous escaladez votre spot de pique nique... le plus joli panorama du monde ne justifie pas de se transformer en beauf.)
On bronze un peu au soleil entre deux sandwiches Skyr-concombre-cheddar et on reprend la route qui se transforme finalement en piste assez exigeante sur les derniers kilomètres.

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(Cours Atreyu! Cours!)
Tout ça, donc, pour arriver à Gullfoss que j'avais vue par temps gris en 2016.

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Cette fois, Marcel s'est surpassé... Le thermomètre affiche 23 degrés (quelle idée de mettre 3 pulls dans la valise, dont un sur soi) et le soleil brille franchement. Résultat, Gullfoss arbore un magnifique arc en ciel qui fait le bonheur de tous les instagrammeurs (nous y compris) qui se pressent sur le chemin.
"Gullfoss" veut littéralement dire "Chutes Dorées", et l'arc-en-ciel à sa base pourrait en être la raison, à moins que ce ne soit les reflets du soleil sur les eaux bouillonnantes. 

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On reste une petite heure puis on repart en direction de Geysir.

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J'ai le bonheur d'enfin retrouver les odeurs d'oeuf pourri et de vase qui m'avaient finalement presque manqué depuis le retour en France (même pas une petite effluve le matin à Reykjavik pour me souhaiter la bienvenue).
Les filles sont à leur tour émerveillées par les sifflements/ronflements/chuintements du site. Les touristes sont relativement rares aussi, ou alors j'ai une tolérance accrue aux gens depuis le confinement... Allez savoir. En tout cas c'est un joli moment que l'on passe sur place à attendre les éruptions de Strokkur ("bon, allez, encore un") dans l'espoir de faire la photo parfaite, finalement anéantie par Jacky, touriste français professionnel du photo-bombing. 

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On se chauffe sur un banc au soleil en admirant le panache du geyser sur fond de ciel bleu et on pourrait facilement rester plus longtemps entre les chaudrons d'eau turquoise et les traces couleur de rouille étalées sur le chemin.

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Mais l'heure tourne et la fin de la journée est synonyme de détente et de découverte en ce qui me concerne, puisque nous avons réservé 3 tickets au secret Lagoon, la plus ancienne piscine thermale d'Islande, du côté de Flúðir.
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Moins touristique que le Blue Lagoon, il a quand même eu le droit à un petit lifting sur les infrastructures, mais reste davantage réservé aux initiés. Si vous n'avez pas, comme moi, une passion pour les douches communes dans le plus simple appareil vous pourriez être déstabilisés. 
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Personnellement, ça n'aura fait que rajouter au sentiment de liberté du voyage.

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Le bassin se trouve à côté d'une rivière et est assez profond pour nager facilement. On peut récupérer des frites de piscine dans un coffre et se laisser flotter béatement pendant des heures dans une eau douce à la température idéale. Un petit ponton en bois encercle l'espace baignade et permet d'aller se promener à proximité d'autres sources bouillonnantes qui chuintent gaiement sous le soleil. 
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On s'arrache difficilement à la baignade au bout de deux heures de bonheur pour reprendre la route de l'auberge.
Le tableau du soir baigne dans la lumière du soleil couchant, et comme dirait Bobbi dans Wild, "There is a sunrise and a sunset everyday, and you can decide to be there for it." 
Message reçu, Fafa décide d'endosser le rôle de chasseuse de soleil du voyage.

 

 

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18 avril 2019

Rokkubiifu 12: Arima Onsen et Kobe - de l'eau, de l'eau et encore de l'eau

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Au programme de la journée, cascades et Onsen (bah oui, il fallait bien le faire un jour...)

Fafa-chan nous a dégoté un programme au poil (le jeu de mots n'est pas intentionnel) pour finir le voyage. Petite rando du côté de Nunobiki Taki, un chemin qui mène à des petites cascades en montagne au Nord de Kobe, puis Arima Onsen, un petit village traditionnel qui abrite des sources chaudes pour aller se remettre de nos émotions (quoique...)

Or donc, après avoir cherché le chemin d'accès aux jusqu'à Nunobiki Taki on finit par se rendre compte qu'on doit passer SOUS la gare de Shin-Kobe et émerger côté Nord pour arriver au pied de l'escalier "ardu" décrit dans les guides.
Je vous rappelle mon point faible...
Du coup je monte à l'allure d'une grand-mère neurasthénique et j'arrive au sommet même pas essoufflée (et même un peu déçue).

IMG_3712Gros point appréciable depuis le début du voyage, l'endroit est désert DONC reposant... 
Après l'Islande il y a trois ans, c'est vrai que ce voyage à été plus urbain et qu'on a toujours vécu au rythme des villes japonaises...
Se retrouver sur un petit sentier dans les odeurs de feuilles et d'eau, accompagnés par les chants des corbeaux et le vent dans les feuilles; le changement est bienvenu et la journée prend un rythme moins effréné que les 10 derniers jours.

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On profite du Komorebi (lumière du soleil qui filtre au travers des feuilles... oui, les Japonais ont un mot pour ça.)

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(et moi des photos)

On se balade une petite heure et on prend finalement le train pour Arima Onsen, à une petite demi-heure de là.

IMG_3758On sent rapidement que la ville fait place à la détente: serviettes de bain, huiles essentielles, massages, mochis vapeur qui embaument l'air. 

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On se promène dans les petites ruelles où je trouve enfin des chaussures à ma taille, on monte tranquillement jusqu'à une source férugineuse où on se pose pour grignoter deux/ trois dorayakis achetés plus tôt au Konbini, puis vient le moment attendu et redouté d'aller digérer tout ça dans une source chaude.


Les filles au Gin no yu Spa (pour douleurs musculaires et articulaires), Jiji au Kin no yu Spa (pour problèmes de peau), et c'est parti.

On entre, on met des chaussures dans un casier, on loue une serviette de "courtoisie" qui doit faire 2 feuilles A4 à tout casser, et on part dans les vestiaires.
Là, on cale les sacs au fond du deuxième casier, et hop, à poil et direction les bains.

IMG_3750Pour les non-initiés, le Onsen s'apprécie nu.e, et on doit donc bien se laver avant, surtout si on a fait une rando dans la matinée.

(et les photos sont évidemment interdites, je sens la déception dans la salle.)

On s'installe sur des tabourets face à un miroir, une douchette et une cuvette. Il faut d'abord bien se laver au savon, attacher ses cheveux au besoin (je conseille de les mouiller si, comme nous, le Onsen était en intérieur) puis mouiller progressivement le corps avec de l'eau chaude en commençant par les extrémités au moyen de la cuvette.
Une fois propre et réchauffé.e, on entre progressivement dans le bain dont l'eau tourne autour de 42°C
On reste le temps de transpirer du front et on sort.
Personnellement, j'ai apprécié la serviette plus pour son pouvoir rafraîchissant (une fois trempée dans l'eau froide et posée sur la tête) que pour son côté "dissimulant" .
D'ailleurs, tout le monde est tellement à l'aise dans le bassin que la pudeur est vite oubliée et qu'on fait plus attention à ne pas arroser sa voisine avec la douche qu'à se cacher des regards.

IMG_3743Je pense que j'apprécierai plus l'expérience le jour où je ferai un onsen en plein air, mais en intérieur l'air est trop lourd pour mes pauvres gènes bretons (je rappelle que je pars en Islande l'été et que je fonds au dessus de 25°C).
On reste une petite demi-heure avant de capituler.

On sort reposées et on se prend un verre de lait (traditionnel après un bain chaud apparemment) avant de ressortir flâner en ville et en direction de l'arrêt de bus.

IMG_3776La soirée est prévue à Kobe.
On avait pensé aller manger du boeuf, mais à cause du programme fluctuant des visites et de la météo, impossible de savoir exactement quand on y serait... Et il faut réserver au moins 3j à l'avance.

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Du coup on s'est rabattus sur un maître sushi et on a profité de la soirée pour se balader sur le port, entre la baie et les constructions industrielles de la ville.

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Kobe à l'air plus jeune que les autres villes qu'on a visitées depuis le début (c'est par exemple une des seules où on a pu voir des boutiques de fringues portables qui ne te transforment pas instantanément en femme des années 30).

(Tardis Japonais ->)

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On n'a pas vraiment eu le temps d'en profiter longtemps mais ça donnera une excuse supplémentaire pour revenir.

***

IMG_3787Dernière petite soirée entre copains, entre thé et bouclage de valise (j'aime pas les départs, j'aime pas les départs, j'aime pas les départs....)
Tout rentre dans le sac... C'est blindé, mais ça rentre...

Puis dernière nuit, rangement (bleh bleh bleh)

IMG_3788Le lendemain matin, je m'offre une petite visite perso au temple de Kamogawa alors que tout le monde est encore endormi, histoire de faire les adieux à la ville sous le soleil levant.
Si jamais vous voulez demander une faveur aux divinités shinto, suivez la méthode BBC
(Bell Bow Clap (Non, Stéphane, pas l'autre)), sonnez la cloche, inclinez-vous 2 fois, frappez dans les mains 2 fois puis formulez votre souhait et inclinez-vous une dernière fois.

Voilà, encore faut-il savoir quoi demander, ce qui est probablement la partie la plus efficace du rituel :)

On charge les sacs qui pèsent un ane mort sur les épaules, on fait les bisous (bleh bleh bleh) et on part pour Osaka, la dernière étape du voyage.
Les valises sont déposés en gare de Shin-Osaka qui nous paraît soudain beaucoup plus petite que l'impression tentaculaire que j'en avais eue à l'aller.

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On tente vaguement 2/3 visites mais on n'arrive finalement qu'à aller déambuler au pied du Umeda sky building (et à squatter la fontaine pour une sieste impromptue).

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Je monte quand même au sommet histoire d'avoir une vue panoramique sur Osaka (bien qu'un peu voilée) puis on se rapatrie tranquillement vers la gare et son espace d'attente qui longe la librairie qui m'avait fait de l'œil le premier jour.

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IMG_3834Je vais tranquillement flamber mes derniers yen dans des bouquins bilingues (argot japonais et Your Name 😱) et une dernière assiette de Takoyakis accompagnée d'un dernier thé Yuzu et citrus du starbucks.
On passe dans un dernier Konbini pour rendre le Pocket Wifi (ça fait beaucoup de "dernier" dans le même paragraphe) 

Puis on attrape in extremis le Haruka Express sur le quai numéro 3 pour rejoindre l'aéroport et embarquer pour les 11h de vol jusqu'à Helsinki et les 3 autres pour Paris...

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On suivra un groupe de babas japonaises en tour operator en se disant qu'on ferait bien comme elles plus tard, mais il y aura peu de touristes japonais dans l'avion pour Paris...

Forcément, Paris sans Notre Dame, c'est peut être un peu trop tôt...

En attendant de finir en baba globe trotteuse, il faudra que je prépare au moins un autre voyage Nippon, cette fois entre montagnes et grand Nord?

Tant qu'il n'y a pas de marches ou de touristes :)

11 février 2022

J4: petites balades et grandes assiettes

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Vu que la météo devait franchement tirer sur le gris et le mouillé ce matin, je pensais en profiter pour lancer une grasse matinée, mais c'était sans compter avec les rencontres imprévisibles en auberge de jeunesse.
Yessi ne reste que la nuit et doit repartir dans la journée vers 17h, on va donc en profiter pour se balader un peu à deux dans la ville, avant de retrouver Kami pour le déjeuner.
Au bout de 3 jours de randonnée, une femme a malgré tout besoin d'énergie et, avant toute chose, nous nous asseyons en face de deux assiettes (enfin... plateaux) de petit déjeuner tchèque avant d'aller nous balader dans le quartier juif.
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20220211_092945Comme prévu, la pluie commence bientôt à tomber et les gènes hispaniques de Yessi ont un peu du mal à supporter l'humidité ambiante.
On trouve donc refuge au café Golem où on est accueillies comme des reines par le gérant qui s'inquiète de notre air affamé (on vient de s'enfiler une assiette de saucisse/bacon/fromage/omelette... Je pense qu'on est loin du look famélique quand même).
On décide de se faire clairement chouchouter et je prends un latte (#DoseJournaliere) accompagné d'un beignet noyé de crème pâtissière aromatisée au rhum ("Mais on met que l'arôme parce qu'on en vend aux enfants quand même...")
Notre bonne fée est ravi d'avoir des gens avec qui papoter et jongle entre l'espagnol, le français, l'anglais et le tchèque au fil de ses anecdotes pré-covid. 
Le café en lui même est assez épuré et impersonnel mais c'est finalement une bulle chaleureuse qui se crée pour un petit moment suspendu en attendant que cesse la pluie..
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On s'arrache avec peine de nos sièges pour reprendre la route humide et froide le long du vieux cimetière Juif en direction du musée Kafka qui sera notre visite du matin.
Petit passage par le parc en bord de rivière 
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#passionphotos 
puis le Lennon Wall en attendant que le musée ouvre à 11h.
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"cours, Atreyu, cours!"
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(On a retrouvé les clés des menottes du gars de Saint Nicolas!)
20220211_115412Je n'ai pas (encore) lu Kafka (et là j'entends mon père par dessus mon épaule dire: "c'est un tort.") mais le musée me donne un aperçu assez fidèle de ce personnage entre génie littéraire et névrose existentielle. 
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La première salle reprend les éléments biographiques de l'auteur et se finit sur un court film qui montre des vidéos de Prague au début du 20eme siècle. On s'accorde donc pour dire que c'est plus sympa de voir le musée après avoir déjà exploré la ville. Ça nous permet de nous repérer et de voir l'évolution des différents quartiers.
Il faut ensuite dénicher un corridor caché qui explore la relation douloureuse entre Kafka, sa passion de l'écriture, et son travail, qu'il n'a jamais réussi à concilier (on a un peu l'impression qu'il n'a pas réussi à se réconcilier avec grand chose d'ailleurs... Que ce soit son passé, son père, les femmes ou lui-même...)
Le musée explore les fils conducteurs de son œuvre: sa relation à Prague, à la religion juive ou au système administratif qui aliène l'individu et la société. 
On descend littéralement de plus en plus profondément dans une psyché faite d'un labyrinthe de casiers noirs et laqués, de miroirs, de papier et de machines qui rendent l'expérience assez troublante voire claustrophobique.
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Du coup, je lirai Kafka, mais j'attendrai peut être que le soleil revienne avant 😵.
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Au sortir du musée, on reprend la direction de la vieille ville pour la parenthèse goulash du séjour.
Après avoir retrouvé Kami sur le pont, direction la place de l'horloge pour tenter un resto identifié comme faisant un excellent goulash...
... et qui est évidemment blindé.
Je propose de repasser par notre point de chute de la veille qui sert, dans mes souvenirs, de la nourriture traditionnelle le midi.
Effectivement, on profite d'un cadre encore une fois quasiment désert et de larges assiettes de Goulash accompagné de quenelles tchèques.
20220211_143029On profite aussi des petites échoppes du marché qui était fermé hier soir (et qui vend les meilleures barquettes de fruits au monde).
Puis c'est le retour traditionnel à l'auberge pour que Yessi récupère ses sacs dans le lobby avant son train, ce qui nous permet de chiller sur les canapés de la salle commune pendant une petite heure avant de lui dire au revoir.
La soirée se passe entre essayages de la tenue pour l'opéra du lendemain et l'accueil de Cécilia, notre nouvelle compagne de dortoir qui arrive tout droit de Mexico.

Puis je me mets en route vers la tête rotative de Kafka, autre oeuvre de David Černý, pour retrouver Georges, citoyen russe, habitant de Prague, francophile et écrivain un peu torturé avec qui je vais causer littérature en Français dans un des bars qui jouxte Národní (et où l'ambiance est franchement expat et très pré-COVID.) 
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Finalement je rééquilibre avec une fin de soirée filles et potins au dortoir de l'auberge avant la dernière journée où m'attend la Tosca.
16 avril 2019

Rokkubiifu 10: Kyoto - tourisme et copains

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Dernière transhumance du voyage pour aller poser nos sacs et nos fesses à Kyoto, dans le nouvel appart de sensei-kun qui va nous servir de base pour finir d'explorer le Kansai.  

On confirme notre degré de maîtrise des transports en communs en arrivant au point de rendez-vous à l'heure dite. On retrouve Sensei-kun le temps de squatter la cafétéria de la fac pour un plateau repas et un petit café, et surtout récupérer les billets pour un spectacle de Maiko qui nous ont été réservés par un ami pour l'après-midi dans le quartier de Gion. 
Entre ça, le train de nuit, les conseils touristiques, les conseils bouffe... Marcel aura besoin de l'aide de deux ou trois Kami pour envoyer toutes les bonnes ondes que je réserve à ces deux là...


IMG_3485Après le café, direction Gion pour le spectacle. Les photos de la représentation sont interdites, on n'a normalement pas non plus le droit de demander de photos aux Maiko et aux Geiko.

Tapez 'Kyo Odori' (京おどり) sur notre ami google pour avoir une idée de la chose...

Sinon cette vidéo illustre pas mal la représentation.

Kyoto Event: Kitano Odori Dance Performance

Une cérémonie du thé est présentée avant le spectacles puis on part s'installer dans la salle (au beau milieu, face à la scène... merci Kenji!).
La danse se découpe en 8 actes. Les premiers sont une réécriture d'Alice au pays des Merveilles: 
Un jeune homme a perdu la balle d'une princesse et va devoir aller la récupérer dans le monde des gobelins, aidé des poupées du château.
Puis on assiste à une danse en honneur du passage à l'air Reiwa qui marque l'avènement du nouvel empereur.
Celles qui suivent sont plus axées sur les saisons (printemps et automne notamment...)
La performance se situe entre danse et théâtre. Les danseuses ont un visage relativement impassible, hormis des traits relevés par des touches de maquillage. Tout passe par le corps, les accessoires, les manches, les déplacements sur la scène, et evidemment les kimono somptueux qu'elles portent...

IMG_3506On finit dans une apothéose de fleurs de cerisiers et de lampions où Maiko et Geiko se rejoignent, se croisent et remplissent la scène au son des instruments traditionnels. On reconnaît les Geikos à la longueur de leurs manches et à la marque distinctive en forme de W qu'elles gardent nue sur la nuque. Leurs cordes ornementales de kimono sont aussi plus travaillées que celles des Maiko.

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IMG_3479Le théâtre de trouve à deux pas de Gion, le quartier traditionnel de Kyoto où l'on retrouve encore beaucoup de devantures en bois et des lampions au lieu des lampadaires qui éclairent habituellement les rues.

(Torii anti pipi

Range ton kiki ou offense un kami) ->

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On en profite pour déambuler une petite heure entre temples Shinto et tissus pastels.
On peut apparemment avoir des réductions sur certains événements si on porte un kimono. Ça explique le nombre de boutiques de location d'habits traditionnels. Ça explique moins pourquoi il est si difficile de trouver une simple paire de chaussettes blanches... Parce que porter un kimono c'est bien beau, mais le porter avec des chaussures Quechua, ça romp un peu le charme.
On assez de boutique en boutique et de chou blanc en chou blanc avant de se résigner et de prendre un bus en direction du pavillon d'argent et du chemin de la philosophie.

 

 


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Le pavillon ferme à 17h (nandééé?!)

 

Mais le gros avantage est qu'on arrive au meilleur moment pour les photos de sakura qui bordent le canal. Golden hour sur les fleurs de cerisiers...

Je suis comblée.

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On philosophe un peu, on se promène surtout, puis on redemande à Google Maps le chemin du retour.

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Ce qui nous mènera à la rencontre du chauffeur du bus 203.

A la sortie du konbini, en route vers l'arrêt de bus, on en voit passer un à toute berzingue sur la route...
Je lâche un "Eh ben, heureusement qu'on prend pas celui-là..."

IMG_3557 Hahaha 

Non seulement on prend bien la ligne 203, mais le bus s'arrête à un feu rouge ce qui nous laisse largement le temps d'arriver à l'arrêt avant qu'il ne ferme ses portes.
Pas vraiment rassurés, on s'enfonce dans des sièges à l'arrière, les mains fermement agrippées au dossier de devant pour éviter tout projetage en direction du pare brise.

Une fois bien calés, on peut se permettre d'apprécier la situation. 

Le pilote, puisquil faut bien l'appeler comme ça, égrène ses annonces à chaque arrêt avec une énergie inversement proportionnelle à celle qu'il met à conduire le bus...
Lors du reste du voyage, on a pris d'autres bus sur Kyoto avec des chauffeurs similaires.
Volonté de l'entreprise? Blague qui s'est institutionnalisée? Nous ne le saurons jamais, mais la vidéo restera pour la postérité.

Et pour la soirée: copains et saké pour fêter nos retrouvailles au Japon

Jour2

IMG_3579Les visites fleuves (littéralement).
En voyage, Google est devenu mon meilleur ami... 
Météo, itinéraires, lignes de bus.... Tout y est.

#MéméDécouvreLaTechnologie

#MéméFaitDesHashtagsQuandMêmeSiElleVeut

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Du coup on s'est réservé les randos pour la matinée histoire de passer entre les gouttes de pluie.
On commence la journée en douceur avec la visite de Kawagamo Jinja, un sanctuaire shinto situé à proximité de notre point de chute.

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Loin des touristes, il abrite un sakura grandiose et une petite rivière qui serpente au milieu d'un jardin zen ratissé.
Du coup on n'ose pas trop marcher sur le gravier, surtout que le calme sanctuaire contraste avec l'effervescece des lieux qu'on a vus jusqu'à maintenant.

IMG_3618On s'offre ensuite une balade matinale le long de la kamogawa jusqu'au métro pour prendre la direction de Fushimi Inari, le sanctuaire aux 10.000 toriis, qui a été élu rando de la matinée.

Inari est la divinité du riz, son messager est un renard, ce qui explique le nombre de statues à cette effigie disséminées un peu partout entre le sanctuaire et le sommet du Mont Inari.

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On peut apparemment manger du moineau sur place, 'parce que les moineaux mangent le riz, donc on mange les moineaux'
Logique imparable... Si un jour vous trouvez un temple dédié aux bousiers... faites gaffe quand même.

Le site serait effectivement magique sans les touristes (oui, bon...).
Le chemin part se perdre dans la montagne, enjambé par des milliers de toriis... Et il est évidemment blindé. Pour capturer une photo il va falloir se lever de bonne heure.

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 (photos attendues 15 minutes... vous aurez pas mieux!)

IMG_3623Les touristes se font plus rares au fur et a mesure de la randonnée, mais le chemin se compose quasiment exclusivement de marches... Mon point faible...
Je les avale dans le sens de la descente mais en montée, je reconnais ma défaite.
Alors que je pense avoir fait la quasi totalité du chemin, une pancarte en sommet de côte annonce qu'on arrive à la moitié.

Devant des boutiques de glaces stratégiquement placées face à des bancs qui donnent sur une vue dégagée de Kyoto, je capitule et regarde avec un mélange d'admiration et de jalousie les courageux qui continuent jusqu'au sommet.
Et j'ai même pas l'excuse que certaines peuvent avoir de porter des talons aiguilles pour la rando...

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(pitié mêlée d'admiration un peu quand même)

IMG_3625On finit par se re-greffer au flot de touristes qui descendent vers le sanctuaire au gré des boutiques de rafraîchissement et de souvenirs (le côté solennel du lieu s'en trouve quelque peu émoussé) pour arriver devant des échoppes de bouffe qui vendent à tour de bras des gyoza, takoyaki, dango et autres joyeusetés grasses et sucrées que touristes et pigeons se disputent...

IMG_3656Une fois l'estomac calé, on repasse par la gare et son inévitable tampon pour attraper un bus qui nous emmènera jusque Ginkaku-ji, le temple d'or, situé en banlieue de Kyoto.
Probablement un lieu encore plus touristique que Fushimi Inari.
Encore une fois, on admire l'efficacité à la japonaise pour rentabiliser les lieux. La visite est en sens unique et guide les touristes le long d'un parcours qui serpente autour du temple et parmi le jardin qui l'entoure.

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Pour prendre des photos, c'est idéal. Pour profiter de la sérénité du lieu, beaucoup moins.

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IMG_3674Il n'y a pas de bousculade, tout est fluide, mais tout est cadré, guidé et surveillé.
On en oublierait presque de profiter du lieu et on se prend à marcher de point de vue en point de vue, faire un cliché, repartir etc... 
Pas frustrant, mais pas inspirant non plus, même si le pavillon, au milieu de son lac et de ses azalées, est indéniablement beau.
Je préfère de loin le petit sanctuaire visité ce matin.
Comme il nous reste du temps avant de retrouver Sensei-kun, on tente de repartir à la recherche de chaussettes blanches simples et de chaussures pour porter avec nos kimono respectifs.

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Ce sera l'occasion de découvrir que mon 39 fillette me classe dans la catégorie "Eluelu", soit XL, et que mon choix se résume très vite à choisir entre rien ou chaussures d'homme.

Au moins, j'aurai trouvé des chaussettes.

Et on aura mangé un melon pan à la glace matcha sous le soleil couchant de Kyoto et les arcades du marché couvert.

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En Japonais dans le texte:

Kami = divinité shinto

Eluelu = LL

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