9 août 2021
à la poursuite de la lumière
Bon, ben, y'a pas... l'Islande est le seul pays qui me fasse à ce point aligner la tête et le reste.
À peine 24 heures après l'arrivée à Reykjavik, et j'entends les "clic clic clic" de tout qui se met en place...
Déjà, quand j'ai vu qu'on rattrapait le soleil, disparu de Paris depuis bien longtemps, au dessus des nuages, j'ai décidé que le sommeil ne servait décidément à rien et j'ai gardé les mirettes bien ouvertes pour commencer à engranger les futurs souvenirs.
à cause du COVID, tout a été dématérialisé: notamment la récupération de la voiture sur le parking de l'aéroport qui se fait littéralement en 15 minutes. 45 minutes de route et un rougoiement plus tard ("c'est le volcan, tu crois?"), on récupère les clés de la chambre dans la boîte à l'entrée de Dalur et on pose les sacs pour un repos bien mérité.
Après la première nuit à Reykjavik aussi courte que reposante, et le petit déjeuner sur la terrasse de l'auberge (hmmm le porridge à la cannelle!) , le voyage s'ouvre sur une petite visite tranquille de la ville qui a pour but d'allier classiques et nouveautés surprenantes.
Parmi les actrices de cette saison 2 on retrouve un casting testé et éprouvé : yours truly accompagnée de son inséparable Fafa-chan, mais également une invitée VIP débauchée à la quasi dernière minute, et arrachée à homme et enfants : Marion, qui allie classe, humour et de redoutables compétences d'organisation...
C'est donc en trio que se fera cette nouvelle aventure, et ce blog n'a pour but que de rentre très très très jaloux les gens restés sur place (coucou Clément!)
Le rideau se lève donc sur une journée ensoleillée à Reykjavik, petite brise marine légèrement fraîche mais qui n'arrive pas à lutter contre un franc soleil et des températures qui flirtent avec les 17 degrés.
On commence doucement par une balade sur le front de mer, entre le Harpa et le Sun Voyager, puis on se promène tout doux dans la vieille ville, entre petits cafés, friperies et boutiques touristiques.
Les gens sont peu nombreux à porter le masque, l'ambiance est détendue et chaleureuse... On sent que tout le monde a été en manque de contact humain ces derniers temps.
Du coup on s'arrête, on papote avec des vendeurs, tout en remontant vers Hallrgrimskírkja avant de redescendre par la rue principale, repeinte aux couleurs de l'arc-en-ciel (on a manqué la gay pride de peu).
Premier arrêt sérotonine du voyage, le Babalù, un café aux tables colorées et aux parts de gâteau fort sympathiques qui nous fait de l'oeil... On cède sans beaucoup devoir se faire prier et on se pâme carrément au premier coup d'oeil à l'intérieur qui offre un assortiment cosy de bocaux colorés, de plantes vertes et de tapisseries façon estampes islandaises...
Le crumble à la cannelle et la décoration des toilettes à la George Lucas achèvent de nous séduire et c'est arborant un sourire un peu niais mais absolument comblé qu'on finit par se décider à repartir pour la première étape culturelle du voyage, celle que vous attendez depuis 5 ans (si, si, ne dites pas le contraire): le musée du pénis.
Disclaimer: The following content includes pictures of penises for educational, humourous and cultural purpose. Viewer discretion is advised.
Attention: Le billet suivant comporte des images de pénis à des fins éducatives, humoristiques et culturelles et s'adresse à un public averti.
Un jour, un mec qui faisait prof depuis 37 ans (et qui avait l'air heureux de vivre...) s'est dit "il manque un truc dans ce pays... Je vais réunir les zboubs de tous les mammifères Islandais et en faire un haut lieu de connaissance... Et puis c'est rigolo, un zizi."
Ah ça...
C'est rigolo, c'est poétique, c'est un peu dégueu quand même, mais c'est une visite qui ne ressemble clairement à aucune autre...
Passé le premier mouvement de recul face aux innombrables phallus (phalli ?) flottant dans leur tube de formol, puis le deuxième mouvement de recul quand on commence à les regarder en détail ("attends, mais il reste de la peau et des poils, là ?!") on se fait finalement convaincre par les encadrés loufoques, instructifs voire poétiques qui accompagnent cette multitude de chairs tragiquement dressées.
On découvre, ici une vitrine à "l'effigie" de l'équipe Islandaise de Handball (pouet pouet), là un poème en hommage à l'anatomie glorieuse du mâle morse (utilisée comme massue Inuit),
(toi aussi, prends le mot "gourdin" au premier degré)
là encore des os péniens de belette montés en boucles d'oreilles (indispensable en soirée mondaine... Il eut cependant manqué un sautoir pour compléter la parure).
Tout ce petit monde est pesé, classé, mesuré selon les espèces et les formes... Et, oui, quand on parle de tous les mammifères, on parle bien de TOUS les mammifères... Sachez-donc messieurs que si vous vous en sortez honorablement face à la belette, vous êtes encore bien loin du marsouin...
(wesh, c'est qui le boss?)
exception faite de quelques chanceux qui n'hesitent pas à donner de leur corps (littéralement) pour la science.
On découvre également une collection de mobilier qui ne finira jamais chez Ikea et un espace absolument fascinant sur l'anatomie des créatures folkloriques Islandaises.
Le plus impressionnant à mon sens est l'organe reproducteur de l'homme invisible, exposé aux côtés de celui du troll des montagnes et du nain marin à crinière (qui n'a, en tout cas à cet endroit, de nain que le nom).
La visite oscille donc entre légère nausée et francs fous-rires et les visiteurs peuvent catharsiser cette expérience à grands coups de feutre sur les tableaux collaboratifs qui les attendent dans la boutique (dont le stock vaut, à lui seul, le détour... j'ai acheté des emporte-pièces...).
Un petit chewing gum façon NCIS pour calmer un peu l'estomac et hop, direction le Harpa, encore et toujours, parce que c'est joli et qu'on ne s'en lasse pas.
Puis, histoire de finir sur du nouveau, on file au Perlan, ce groupe de 6 réservoirs géothermiques reliés entre eux et surmontés par un dôme qui abrite un café panoramique.
Entre les réservoirs eux-mêmes s'est créé un musée interactif sur la nature Islandaise qui permet aussi d'aller s'engouffrer dans une grotte de glace à -15 degrés (et bim… 30 degrés d'écart).
On profite également du planétarium et du film sur les aurores boréales qui nous fait plonger de façon magistrale en plein milieu du système solaire avant de monter prendre un café et admirer la ville depuis le pont circulaire du Perlan ("ça tourne là non?")
Vient ensuite le moment tant attendu du voyage: après avoir laissé Reykjavik derrière nous et avoir avalé une bonne heure de route 1, on engage la voiture (kia Picanto cette fois) sur la piste qui voit se dresser et se rapprocher l'Eyjafjallajökull pour arriver au pied de Fljótsdalur, auberge du bout du monde nimbée de la lumière du soleil couchant.
Cette fois, hors de question de se contenter d'une seule nuit: Fljótsdalur sera notre point d'attache toute la semaine. Trois paires d'yeux se trouvent et pétillent franchement à l'idée des soirées qui se profilent à l'horizon... Et le premier soir tombe sur le hangar au toit moussu et les fleurs sauvages du jardin.























































