Snæfellsnes, la péninsule de la montagne enneigée

Aujourd'hui marque le début du road trip du voyage. Comment voyager avec un rapport qualité prix correct? Louer une voiture et trouver des covoitureurs sur Couchsurfing... Ce qui a le double avantage de réduire les coûts et d'assouplir le programme de découverte de l'île: on peut visiter des endroits inaccessibles en bus, éviter les heures de pointe et dormir dans la voiture en cas d'auberge overbookee. Pas de stop ni de bus pour moi finalement. Et comme voiture = liberté, je vais pouvoir visiter TOUUUUTE l'île en.... Toyota Yaris!

Après avoir récupéré la voiture chez blue car rental, nous partons donc explorer la péninsule de Snaefellsnes, un concentré d'Islande si l'on en croit le guide.
Je suis alors confrontée aux paradoxes du road trip islandais pour la première fois
-> la plupart des sites à visiter ne sont accessibles qu'en voiture
-> la route en elle même nous fait passer devant des sites magnifiques
MAIS il n'y a pas de bas côté... Et il est strictement interdit (et dangereux) de conduire hors piste...
Il faut donc se reposer sur les autres passagers pour prendre les photos qui nous auraient plu... Ce qui est un poil frustrant.
Snaefellsnes est une péninsule battue par les vents qui alterne étendues désertiques et paysages montagneux avec des petits villages ça et là. La route fait le tour du Snaefelljökull, un sommet coiffé d'une calote glacière visible à des dizaines de kilomètres. Les distances sont d'ailleurs trompeuses et la route est particulièrement longue depuis Reykjavík pour rejoindre notre premier arrêt (compter 3 bonnes heures avant le premier arrêt).

Nous faisons une pause près d'un canyon dont la parenté revient au troll Barður qui s'y serait caché après avoir tué ses deux neveux (viking, troll, même moeurs apparemment)... On peut effectivement s'enfoncer assez loin dans la falaise, moyennant équipement adéquat, ce que nous n'avions pas.

(ceci est une photo prise les pieds en équilibre instable sur deux pierres glissantes en priant pour ne pas tomber avec le reflex dans le ruisseau. donc moche, certes, mais qui remplit son rôle d'illustration)


La première vraie pause se fera à Arnastrapi, petit village côtier protégé par les vents qui abrite quelques
maisons colorées typiques, dont certaines ont un toit végétal, le tout coincé entre la mer et le glacier. La côte basaltique noire constellée de fientes d'oiseaux offre un contraste saisissant avec la couleur toujours laiteuse de la mer et le bleu plus profond des falaises en arrière plan. Nous nous promenons une bonne heure au son des cris de mouettes et repartons le long de la côte.


Sur les conseils d'autres voyageurs rencontrés à Reykjavík, nous nous arrêtons pour la nuit à
Grundarfjorður, petite bourgade côtière (accessoirement jumelée avec Paimpol dont les pêcheurs venaient pêcher la morue au large des côtes islandaises) où a notamment été tourné The Secret Life of Walter Mitty... Film déclencheur de mon obsession islandaise. La ville se trouve dans une baie, nichée entre des montagnes qui ont, ce soir, la tête dans les nuages... Nous tombons en plein festival mais je laisse les garçons y aller en espérant que je pourrai trouver la force d'explorer un peu demain matin... Par la fenêtre, j'ai quand-même le bonheur d'entendre des reprises de Led Zep, de Queen.. Et de Whitney Houston et Céline Dion.... Et vu les cris, je pense qu'une bonne partie de la ville y est.
