50 Shades of Green
Recette d'un succès... Prendre les potes qui ont accompagné vos premiers pas de globe trotter en autonomie, leur proposer de remettre le couvert, et gagner par dessus deux billets pour un festival trad' dans le nord de l'Irlande.
10 ans après notre premier voyage en Irlande (et en ce qui me concerne mon premier voyage tout court...) nous voilà repartis pour finir le pays en road trip et en musique. Les nounours sont ressortis et dépoussiérés, les reflex sont bien calés dans leur sac et les auberges sont cette fois réservées en avance, ce qui nous évitera de refaire les frais d'une nuit dans la voiture.

Comme toujours, le premier jour se passe en grande partie sur la route. Nous arrivons en fin d'après midi à Conwy, escale du soir dont j'ai fortement vanté les atouts à Mak et Mick, à savoir la plus petite maison de grande Bretagne et la fameuse sculpture en hommage à la moule... Posage des sacs à l'auberge et nous descendons nous promener sur le port, entre le château et le quai.
La ville est plus animée que la première fois que j'y suis passée (de nuit, en novembre... Forcément...). L'occasion d'admirer les détails des façades et les curiosités un peu moins orthodoxes.
Nous profitons des dernières heures de jour pour aller explorer les remparts qui entourent la ville et qui offrent une vue plongeante sur la baie et le château avant de remonter festoyer à grand renfort de coquillettes et de knackis...
Le lendemain, départ en matinée pour Dublin. Nous découvrons les joies de la traversée entre Holyhead et l'Irlande sur une mer plutôt agitée... personnellement, ça me berce. Mais ça n'est pas le cas pour tout le monde et certains passagers arborent une belle teinte verdâtre et regardent avec envie les quelques élus qui arrivent à marcher, parler ET manger comme si de rien n'était.

Nous débarquons en début d'après midi à Dublin. Les sacs sont prestement déposés à l'auberge et malgré le temps instable, nous partons pour une visite express de la ville en nous fiant au guide et à l'expérience de Mick qui y revient pour la deuxième fois. On commence par descendre les boulevards principaux en direction de la Liffey (le fleuve). La première surprise du parcours m'attend au pied du Spire, la grande aiguille de Dublin, qui est incontestablement plus grande en vrai que l'impression qu'elle en donne sur les photos que j'en ai vues.
Le revêtement des rues peut parfois offrir des découvertes surprenantes, comme ces dalles mouchetées de traces diverses et variées en cuivre
Une trace de pas
Une trace de feuille et...

Une trace de pneu (#âgemental5ans)
Nous bifurquons ensuite en direction de Trinity College ou nous flânons une petite demi-heure (surtout pour s'abriter des averses occasionnelles qui mettent même mon génome breton à l'épreuve) avant de repartir en direction de Merrion Square Park ou trône une statue magistrale d'Oscar Wilde.
("Salut toi")

La promenade est bien sûr coupée par une escale au Caffè Nero (on se refait pas) et est ponctuée de passages de bateaux amphibies qui offrent à des touristes tout en casques et en cornes un "Viking Tour" de la ville... On ne s'énervera pas sur l'absurdité historique du déguisement, surtout que les bateaux sont assez rigolos: un subtil mélange de taxi New Yorkais, de soucoupe volante et de char d'assaut.
Nous finissons la visite entre le centre piéton de la ville (shopppiiiiing) et une escale au château. La journée se clôturera sur une pause pub au Porterhouse dans le quartier de Temple Bar (touristique s'il en est mais le Porterhouse trouve apparemment grâce même aux yeux des Dublinois).
Nous profitons en même temps d'une première dose de musique au son d'un groupe local qui reprend forcément Zombie des Cranberries. L'occasion de redécouvrir les paroles en contexte.


















