J5: dernières déambulations
Encore une matinée d'hiver comme je les aime: un soleil éclatant et un air si frais qu'on voudrait le boire.
Cinquième et dernier jour dans la ville qui commence peu à peu à s'installer dans mon coeur, avec le grand final prévu pour ce soir au Státní Opera.
C'est le moment de se laisser porter par l'atmosphère Pragoise. Après les premiers jours en mode boulimie touristico-kilométrique, je m'autorise enfin à me perdre dans le dédale des rues du centre ville.
Et pour bien commencer la journée, je prends la direction du sud de l'auberge que je n'ai pas exploré jusqu'à maintenant.
Mon premier arrêt se fait à la maison qui danse (aussi connue sous le nom de Fred et Ginger): une des curiosités architecturales de Prague qui s'est posée à un carrefour au bord de la rivière, entre les péniches et les façades classiques.
Là encore je connais le tuyau: pour un café (#passionlatte), on a accès à la terrasse du 7eme étage
#passionrooftop
#passionphoto
#passionhashtags
Et comme la météo s'y prête, je ne me fais pas prier longtemps.
Après une petite demi-heure à profiter du soleil et à faire photographe professionnelle pour un groupe de touristes allemands (qui me suggèrent de monter dans la sphère grillagée qui occupe le centre de la terrasse pour avoir plus de recul... Moi je dis que choisir un appareil grand angle quand on est 12 c'est quand même une meilleure idée),
je repars vers le centre ville en pointillés, à grand renfort de pauses au soleil sur les bancs des parcs de la ville. Arrivée sur le boulevard, c'est l'occasion de pousser jusqu'à la maison municipale (dessinée par Mucha) qui, toute en volutes et en vitraux, côtoie la verticalité massive et gothique de la tour de la poudrière.
J'y retrouve mon violoniste préfèré dont les notes ont accompagné quasiment toutes mes déambulations Pragoises dans le centre ville et dont le CD se retrouve prestement dans mon sac à dos.
Vivement les thés au son du violon dans mon canapé.

Je passe aussi du temps dans les magasins de marionnettes du centre ville, en admiration totale devant les visages des vieilles sorcières de l'est.
Je veux en adopter une... Mais ma valise est déjà pleine à craquer. Tant pis, puisque j'ai frotté la plaque de St Jean et que je suis donc sûre de revenir à Prague.
(regardez-moi ces p'tits yeux qui crient "Adopte-moi!" *_*)
Après une dernière demi-heure sur la place Wenceslas accompagnée d'un Trdlník (enfin!), Je passe à la station de métro sous le Tesco pour acheter mes billets pour rallier l'aéroport demain (30CZK pour 30 minutes, 40 CZK pour 90 minutes, valables dans tous les transports de la ville. Si l'envie vous prend de resquiller, sachez que l'amende monte à environ 80 euros et que plus vous avez l'air d'un touriste, plus vous avez de chance de vous faire contrôler).
Puis arrive la dernière ligne droite du voyage qui doit se finir de façon grandiose à l'opéra Státní.
(Et à enfin utiliser la moitié de la valise, occupée par la robe, les bottines et le manteau).
Néophyte complète en opéra (j'entends encore "c'est un tort" par dessus mon épaule), j'ai pris des tickets pour la Tosca de Puccini, portée par Ewa Vessin, Alejandro Roy et Krzysztof Szumanski pour trois actes et 2h45 de représentation.
(Photos officielles à voir sur le site de l'opéra)
Pour ce qui est du compte rendu, c'est une expérience qui est difficile à mettre en mots.
Voilà l'air et la voix qui m'on fait monter les larmes (même si la mise en scène est différente).
Le lieu est évidemment magnifique et ma ponctualité maladive m'ayant faite arriver 30 minutes en avance, j'ai pu en profiter pour moi presque toute seule.
Et j'étais là :
Pour le reste, n'ayant pas les mots, je garderai les émotions pour moi.





















